Une privatisation de la SNCB n’est pas à l’ordre du jour, fait savoir Charles Michel

Une privatisation de la SNCB n’est pas à l’ordre du jour, fait savoir Charles Michel

Et si la SNCB devenait une entreprise privée ? Dans une interview accordée à L’Echo, Johan Van Overtveldt, le ministre des Finances du gouvernement fédéral, a annoncé que « toutes les participations de l’Etat fédéral » dans des entreprises allaient être examinées. « On va par exemple examiner la situation de Proximus mais aussi de la SNCB. Dans le groupe de travail que le Premier ministre a installé là-dessus, je siège, Alexander De Croo également et le collègue François Bellot aussi. S’il est là, c’est bien parce que nous avons l’intention d’examiner la situation de la SNCB », a-t-il expliqué.

Cependant, pour le ministre de la Mobilité François Bellot (MR), le privatisation, même partielle, de la SNCB n’est pas à l’ordre du jour. Un message confirmé par le Premier ministre Charles Michel, lui-même, via l’agence Belga. Le gouvernement évalue en revanche les nombreuses activités exercées par le biais de filiales de la SNCB et d’Infrabel au regard des missions centrales des sociétés, conformément à l’accord de majorité, et la façon dont, si nécessaire, elles peuvent être réduites. « Il est logique et de bon sens que le gouvernement étudie la façon dont la situation financière de nos entreprises publiques peut évoluer. La vente d’actions doit tenir compte des intérêts stratégiques, financiers, économiques et sociaux », a précisé le cabinet.

Rendre le groupe ferroviaire plus performant

Comme ministre de tutelle de certaines entreprises publiques, dont le Groupe SNCB et Belgocontrol, mais aussi comme libéral et francophone, François Bellot sera associé au groupe de réflexion du gouvernement fédéral sur les perspectives de réduction de la dette et des participations de l’Etat mais il confirme que, concernant la SNCB, le gouvernement s’en tiendra à ce qui est prévu dans la déclaration gouvernementale : analyser toutes les participations de la SNCB dans ses nombreuses filiales et ne conserver que celles qui sont liées aux fonctions essentielles du groupe ferroviaire.

C’est dans ce cadre, par exemple, qu’il y a quelques semaines, l’entreprise CMI a repris les activité de l’ex-filiale Transurb. Le ministre confirme que l’objectif du gouvernement reste de rendre le groupe ferroviaire plus performant pour lui confier les missions de services publics en direct, sans appel d’offres et mises en concurrence, d’ici 2022, suivant les mesures et procédures adoptées par l’Europe.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous