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Une privatisation de la SNCB n’est pas à l’ordre du jour, fait savoir Charles Michel

Le Premier ministre répondait aux déclarations de son ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, ce vendredi matin.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Et si la SNCB devenait une entreprise privée ? Dans une interview accordée à L’Echo, Johan Van Overtveldt, le ministre des Finances du gouvernement fédéral, a annoncé que « toutes les participations de l’Etat fédéral » dans des entreprises allaient être examinées. « On va par exemple examiner la situation de Proximus mais aussi de la SNCB. Dans le groupe de travail que le Premier ministre a installé là-dessus, je siège, Alexander De Croo également et le collègue François Bellot aussi. S’il est là, c’est bien parce que nous avons l’intention d’examiner la situation de la SNCB », a-t-il expliqué.

Cependant, pour le ministre de la Mobilité François Bellot (MR), le privatisation, même partielle, de la SNCB n’est pas à l’ordre du jour. Un message confirmé par le Premier ministre Charles Michel, lui-même, via l’agence Belga. Le gouvernement évalue en revanche les nombreuses activités exercées par le biais de filiales de la SNCB et d’Infrabel au regard des missions centrales des sociétés, conformément à l’accord de majorité, et la façon dont, si nécessaire, elles peuvent être réduites. « Il est logique et de bon sens que le gouvernement étudie la façon dont la situation financière de nos entreprises publiques peut évoluer. La vente d’actions doit tenir compte des intérêts stratégiques, financiers, économiques et sociaux », a précisé le cabinet.

Rendre le groupe ferroviaire plus performant

Comme ministre de tutelle de certaines entreprises publiques, dont le Groupe SNCB et Belgocontrol, mais aussi comme libéral et francophone, François Bellot sera associé au groupe de réflexion du gouvernement fédéral sur les perspectives de réduction de la dette et des participations de l’Etat mais il confirme que, concernant la SNCB, le gouvernement s’en tiendra à ce qui est prévu dans la déclaration gouvernementale : analyser toutes les participations de la SNCB dans ses nombreuses filiales et ne conserver que celles qui sont liées aux fonctions essentielles du groupe ferroviaire.

C’est dans ce cadre, par exemple, qu’il y a quelques semaines, l’entreprise CMI a repris les activité de l’ex-filiale Transurb. Le ministre confirme que l’objectif du gouvernement reste de rendre le groupe ferroviaire plus performant pour lui confier les missions de services publics en direct, sans appel d’offres et mises en concurrence, d’ici 2022, suivant les mesures et procédures adoptées par l’Europe.

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0 Commentaire

  • Posté par Rebts Jean-Louis, vendredi 25 août 2017, 18:01

    Charles, pute de l'un, fils de l'autre; tu es passé 1° ministre grâce à une incroyable cabriole qui fera date; tu n'es pas et ne sera jamais la voie du peuple, bref, et pour reprendre un slogan; Charles dégage .

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 25 août 2017, 17:00

    Reprenons: l'objectif de la privatisation éventuelle des chemins de fer n'est pas de privatiser pour le plaisir de privatiser. Ce serait, en ordre principal, en vue de contribuer à l'allègement du fardeau de la dette de l'État. Accessoirement, ce serait en vue de se conformer encore un peu mieux à la politique de libéralisation ferroviaire impulsée par l'Europe en accroissant la concurrence entre opérateurs ferroviaires - qui seraient dès lors tous privés - au bénéfice (théorique) du consommateur. Les expériences récentes (et les accidents ferroviaires) ne plaident pas dans le sens d'un tel modèle. On connaît en outre les problèmes que susciterait une telle privatisation totale par rapport à l'exécution des charges de service public (ou de celles d'un éventuel SGIE (Service Général d'Intérêt Economique). Socialiser la dette colossale de la SNCB - option suggérée par Michel Wathelet dans sa réponse à mon commentaire précédent - n'a aucun sens dans la perspective dressée plus haut: accroître la dette de l'État pour se débarrasser de la dette des chemins de fer afin de pouvoir privatiser la SNCB est, dans ce cas de figure, un non-sens total. On ne vend pas ses bijoux de famille pour se retrouver, après coup, plus endetté qu'auparavant. À moins de vouloir se débarrasser de la SNCB à tout prix, comme on l'a fait avec la Sabena, avec les conséquences que l'on connaît ... Autant pour la politique de mobilité belge et pour les instruments permettant d'orienter celle-ci.

  • Posté par Burniat Walter, vendredi 25 août 2017, 13:27

    Ah, quand on "libéralise" le prix des crèmes à la glace il est random, au plus sucré des lèvres. Mais enfin: comment peut-on imaginer, comme le fit catastrophiquement in the UK Lady Thacher,libéraliser nos chemins de fer. Fruits de notre industrie. Patrimoine de mobilité! Vous vous trumpez!

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 25 août 2017, 12:48

    La SNCB n'est pas privatisable à cause de sa dette colossale ... La libéralisation, c'est autre chose.

  • Posté par Wathelet Michel, vendredi 25 août 2017, 13:40

    Sauf si la dette n'est pas privatisée, cela est tout à fait possible sur le plan financier. Il vaut mieux faire gérer cette dette par une grande partie de la population ce qui est plus facile à digérer. On le fait déjà pour la dette publique, une de plus ou de moins cela ne change rien. Me Charles Michel, mais ce qu'il dit, est-ce crédible ? Franchement, à la suite de son coup en matière électorale, tout ce qui vient de ce monsieur reste pour moi sujet à caution.

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