C’est vous qui le dites sur le financement du PTB: «On peut avoir des convictions sans devoir payer»

Manifestation du PTB, le 1er mai à Liège. © Mathieu Golinvaux
Manifestation du PTB, le 1er mai à Liège. © Mathieu Golinvaux

Les faits

Ce vendredi matin, Le Soir publiait un article sur le fonctionnement atypique du PTB, dévoilant que les militants de l’organisation politique sont invités, voire obligés selon des témoins, à rétrocéder une part de leurs revenus via une « fiche d’engagement » confidentielle. Une tâche dont s’acquittaient déjà les élus et cadres du PTB qui, d’après Raoul Hedebouw, porte-parole, touchent entre 1.500 et 1.700 euros nets par mois. Le reste étant « reversé au parti ».

Le PTB établit une fiche qui comprend un montant total de référence obtenu en additionnant les revenus auxquels le candidat-militant concerné a droit, juge le parti, selon sa situation sociale et familiale (automobile, enfants…). Cette fiche est confidentielle au PTB. D’anciens militants et cadres du parti assurent que la rétrocession est obligatoire si l’on veut devenir un militant à part entière. Cela signifie que les militants doivent céder tout ce qui dépasse le montant de référence. Raoul Hedebouw, lui, conteste cette version des faits.

C’est vous qui le dites

Les internautes sont nombreux à avoir réagi à cette information. Certains d’entre vous estiment qu’il est plutôt normal que les militants soutiennent le parti auquel ils sont affiliés. Pierre V. interroge : « Ne vaut-il pas mieux trouver les frais de fonctionnement du parti auprès de ses membres plutôt que dans la caisse du CPAS ou des logements sociaux ? ». Même réaction de la part de Jean-Marie N. : « Finalement, se financer via ses membres ou via des ASBL potiches, lequel est le pire ? ». Pour Michel W., il n’y a rien d’alarmant non plus dans cette révélation : « On est quand même tous plus ou moins dans le schéma décrit pour le PTB, bien sûr je ne paie pas tous les mois, mais quand même une cotisation annuelle. De plus ma démarche pour le parti se traduit dans les élections contribuant à une part de fonds public pour mon parti ».

À l’inverse, d’autres voient des problèmes dans ce fonctionnement. C’est le cas de Caroline V. : « Moi ce qui me dérange le plus ce n’est pas la cotisation mais le fichage des biens et de la situation de famille… ». De son côté Rob G. estime que les militants ne devraient plus avoir à financer les partis « Moi je dis faut être fou de payer pour n’importe quel parti, on peut très bien avoir des convictions sans devoir encore payer, ils reçoivent assez de subsides de l’État alors pourquoi payer deux fois ». Le PTB est pourtant loin d’être le parti qui reçoit le plus de subsides.

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