Fédération Wallonie-Bruxelles: Maingain abandonne certaines exigences pour «préserver l’union francophone»

Message de Maingain à Lutgen (et Chastel)
: Je pose un geste d’apaisement. Et vous

? Mathieu Golinvaux.
Message de Maingain à Lutgen (et Chastel) : Je pose un geste d’apaisement. Et vous ? Mathieu Golinvaux. - Mathieu Golinvaux.

Lundi, les présidents du MR et du CDH attendaient impatiemment le retour de vacances du président de Défi. Pour qu’Olivier Maingain leur remette ses propositions/conditions pour rentrer dans une majorité de rechange à la Communauté française, après le divorce PS-CDH. C’est une épure en 80 points que leur a soumis le patron amarante. Autant dire que – singulièrement du côté libéral mais pas seulement – on a pris cela pour une façon déguisée de refuser l’invitation orange bleue. Donc de refuser de lâcher le PS, allié de Défi à Bruxelles.

Si les choses en restaient là, et que la crise se prolongeait, pas de doute : les libéraux et les centristes auraient rapidement accusé Olivier Maingain de ne pas aider à sauver la Communauté, qu’il prétend défendre. L’homme est malin. Il entrouvre donc la porte… sans renoncer à ses fondamentaux. Mais il fait un geste. Attendant en retour que MR et CDH en fassent autant.

Vendredi soir, Olivier Maingain nous confiait en effet en exclusivité : « Pour favoriser l’émergence d’une union francophone indispensable et ayant pris acte que le MR considère que le PS est compatible en majorité en Province de Liège et à la Ville de Bruxelles, je ne cherche plus à faire un changement de majorité à Liège et Bruxelles ; les électeurs se prononceront. » Voilà donc cette condition imbuvable pour les libéraux (et contraire à la législation wallonne s’agissant de Liège) abandonnée. Un obstacle de moins. Et qu’en est-il des exclusives contre des personnalités (dont Joëlle Milquet, inculpée) ? Maingain y renonce aussi : « Je ne focalise pas sur une personne, mais il faudra régler les questions de principe. Mais je n’en fais pas une condition à la conclusion d’un accord francophone. »

Je pose les gestes d’apaisement pour veiller à préserver l’union francophone

N’en déduisez pas pour autant que Défi renonce à toutes ses ambitions. Il maintient celle de réunir autour de la table, donc aussi dans une majorité, le maximum de partis (PS compris) : « Je souhaite que l’on puisse travailler au plus large consensus francophone, qui est la solution la plus pérenne dans l’intérêt des francophones, pour renforcer la Communauté et mener des politiques efficaces à long terme. » C’est pour cela, ajoute-t-il, que « j’ai lancé le débat sur le décret inscription. Et j’ai pris acte de la possibilité de larges convergences, ce qui est positif pour les parents et les enfants. Et offre l’assurance que ces choix seront inscrits dans la durée ».

Conclusion ? « Je pose les gestes d’apaisement pour veiller à préserver l’union francophone. J’espère que cela permettra à chacun d’y réfléchir ce week-end et que l’on pourra dépasser les exclusives. » Défi ouvre la porte à des négociations avec MR et CDH ? « J’ouvre la porte à tous les autres partis, répond finement Maingain, pour qu’ils s’assoient à la table avec nous. Je ne maintiens pas certaines exigences. Nous devons tous êtres capables de dépasser les exclusions pour travailler à l’union francophone. »

 
 
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