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Perçus comme les indésirables d’Asie, les Rohingyas passent à l’attaque

Victimes d’abus depuis des décennies en Birmanie, des Rohingyas ont formé une rebellion. Elle bénéficie du soutien de l’Arabie Saoudite.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

I l n’y a pas de temps à perdre, la situation dans l’Etat Rakhine devient de plus en plus instable », avait indiqué ce jeudi l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui préside une commission internationale, chargée, à la demande de la ministre birmane des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi, de travailler sur la question de la minorité musulmane de Birmanie. «  Sauf si des solutions aux problèmes sont trouvées rapidement, il y a un vrai risque de radicalisation des deux communautés  », musulmane et bouddhiste, avait-il ajouté.

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3 Commentaires

  • Posté par Michiels Laurence, dimanche 27 août 2017, 10:21

    Présenter les rohingyas comme des persécutés qui se défendent est peut-être réducteur aussi. On nous avait aussi présenté les djihadistes de Syrie comme des pauvres rebelles au régime d'Assad qu'il fallait aider. Ils étaient aussi soutenus par l'Arabie Saoudite.

  • Posté par Rene Jadoul, samedi 26 août 2017, 18:35

    Je ne comprends pas comment Aung San Suu Kyi n'est pas intervenue plus fermement dans cette affaire. Elle, prix Nobel de la paix, recluse de force pendant plus de quinze ans, accepte cette discrimination envers une population installée en Birmanie depuis des siècles.

  • Posté par Monsieur Alain, samedi 26 août 2017, 20:41

    ASSK a toujours été discrète sur le sort des Rohingyas ce qui lui a permis de bénéficier du soutien des moines boudhistes, soutien indispensable dans sa conquête du pouvoir (et de la démocratie versus ASSK). Dans cette "guerre" l'irrationnel (comprenez la religion) anime l'âme des combattants et les plus intégristes ne sont pas ceux qu'on pourrait croire. Ajoutez à cela que nous sommes encore en période démocratique transitoire. Les militaires siégeant toujours de plein droit au Parlement National, l'équilibre reste fragile. En faisant appel à l'ONU pour établir un rapport de situation ou en ralliant d'autres prix Nobel de la paix à sa propre voix, j'imagine qu'elle essaye de faire pression sur les processus décisionnels de son pays mais aussi de conscientiser ses concitoyens à la problématique. ASSK soutien que la démocratie est une expérience existentielle et qu'elle ne peut être imposée. Partant de ce principe, si les birmans ne sont pas convaincus que les Rohingyas ont des droits identiques, cela ne va pas être très facile.

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