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Des milliers de personnes manifestent à Barcelone, neuf jours après l’attentat (photos)

Pour la première fois depuis le rétablissement de la monarchie, le Roi s’est joint aux manifestants.

Temps de lecture: 3 min

Des dizaines de milliers d’Espagnols manifestaient samedi à Barcelone avec la participation exceptionnelle du roi Felipe VI, pour dire leur «rejet du terrorisme» après les attentats qui ont fait 15 morts et 126 blessés en Catalogne.

«Emplissons les rues de paix et de liberté», avait souhaité la mairie de la deuxième de ville d’Espagne, Ada Colau, après le double attentat de Barcelone et de la station balnéaire de Cambrils, les 17 et 18 août, revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI).

SPAIN PROTEST TERRORISM

Des roses rouges, jaunes et blanches — aux couleurs de la ville — étaient distribuées aux participants, qui scandaient «No tenim por» : «nous n’avons pas peur» en catalan.

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Une première pour le roi

Le roi Felipe VI est devenu le premier souverain espagnol à participer à une manifestation depuis le rétablissement de la monarchie en 1975.

Il se positionnait cependant en retrait, plusieurs rangs derrière la banderole de tête, de même que le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, et de très nombreuses personnalités politiques de tous les partis venues de Madrid et d’autres régions du pays.

Le tout premier rang était réservé aux «représentants des collectifs qui, dès la première minute, se sont occupés des victimes», selon le souhait de la mairie: policiers, pompiers, chauffeurs de taxis, commerçants ou habitants des Ramblas.

Plusieurs fleuristes de l’avenue des Ramblas — traditionnellement célébrées comme des personnages emblématiques de Barcelone — avaient ainsi été invitées à marcher en tête de cortège.

«Nous faisons partie des Ramblas, non seulement nous y travaillons mais nous y passons notre vie, et c’est bien que les gens voient que nous marchons en tête et sans peur», a expliqué à l’AFP Barbara Cabello, 22 ans, fleuriste comme sa mère et sa grand-mère depuis 50 ans sur les Ramblas.

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Le 17 août, une camionnette y a foncé sur les promeneurs. Treize sont morts et plus de 120 personnes d’une trentaine de nationalités ont été blessées.

Depuis, le père d’un enfant de trois ans tué sur les Ramblas a pris publiquement dans ses bras l’imam de sa ville de Rubi en Catalogne. «Cette accolade symbolise la défaite de ceux qui nous ont fait mal», a commenté Ada Colau.

Les attentats au véhicule-bélier de Catalogne ont été perpétrés par six Marocains âgés de 17 à 24 ans ayant grandi ensemble dans une petite ville des Pyrénées catalanes. Tous ont été tués par la police. «La meilleure réponse: la paix», «non à l’islamophobie», pouvait-on lire sur quelques unes des pancartes dans la foule à Barcelone.

Le débat indépendantiste en arrière-plan

A leur arrivée dans le cortège, Felipe VI et Mariano Rajoy ont dû essayer quelques huées et sifflets. De nombreux manifestants s’étaient aussi munis de drapeaux indépendantistes catalans.

Alors que le torchon brûle depuis des mois entre le gouvernement espagnol et la région de Catalogne dirigée par des indépendantistes, la marche unitaire de Barcelone marquait toutefois une trêve.

Le président catalan, Carles Puigdemont — toujours résolu à organiser un référendum d’autodétermination le 1er octobre, malgré l’opposition catégorique de Madrid — marchait non loin de M. Rajoy.

Souvent accusé d’avoir jeté de l’huile sur le feu des dissensions avec la Catalogne, M. Rajoy avait parlé «d’amour» pour les Catalans et pour Barcelone vendredi. Il avait aussi fait l’éloge de la police catalane, «la cellule terroriste ayant été complètement désarticulée cent heures à peine après l’attentat».

Un millier de catalans munis de drapeaux indépendantistes avaient manifesté une heure avant à Barcelone, en reprochant à l’Etat espagnol de vendre des armes à des pays comme l’Arabie Saoudite, accusés de liens avec l’islamisme radicale. «Vos politiques, nos morts», criaient-ils, en dénonçant le fait que Madrid espère vendre prochainement cinq navires de guerre à Ryad.

 

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2 Commentaires

  • Posté par Calvo Basaran Joaquin, dimanche 27 août 2017, 16:00

    "Vos politiques, nos morts." Apparemment, l'Espagne est le seul pays au monde où le gouvernement est culpable des attentats terroristes de Daesh. Et certainement, les morts n'appartiennent pas aux séparatistes.

  • Posté par Lambert Paul, dimanche 27 août 2017, 11:06

    Les bisounours sont parmi nous, pas de soucis tant que cela ne vous touche pas personnellement , il y aura toujours les biens pensants , les amis de tout le monde pour dire : surtout pas d'amalgame Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, je pense que cette chanson date des années 30 , c'est fou comme elle est d'actualité....... , ne dit on pas que l'histoire ne se répète pas mais qu'elle balbutie .......

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