Rudi Vervoort: «Le CDH ne peut pas avoir un pied dehors et un pied dedans»

© Sylvain Piraux - Le Soir
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Alors qu’il s’apprête à réunir son équipe pour la reprise de l’exécutif bruxellois le 7 septembre, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) fait sa rentrée politique. Son message est simple : il souhaite que son gouvernement fonctionne, car de nombreux dossiers doivent encore être bouclés (mobilité, urbanisme, budget, gouvernance…). Il lance, dès lors, un appel au CDH, qui ne souhaite plus gouverner avec le PS mais qui est contraint de poursuivre en Région bruxelloise : « Nous avons un contrat encore un an et demi, nous devons aller jusqu’au bout, aussi loin qu’on peut. Mais à ce moment-là, il faut devenir à nouveau loyal par rapport à l’accord et ne pas avoir un pied dedans, un pied dehors. Il faut se définir par rapport à ce contrat. Nous, on est prêt pour continuer à l’exécuter. Mais je ne veux pas de quelque chose de bancal. Franchement, en termes d’image, si c’est pour voter et faire tout ce qu’il faut et puis aller se répandre dans la presse pour dire “ce n’est plus possible avec eux”, cela ne va pas non plus ! »

« Ne pas pourrir le climat au niveau du parlement »

Autre configuration que le ministre-président rejette : celle d’un travail de sape au parlement bruxellois. Détails : «  S’ils commencent à s’amuser avec des abstentions au moment des votes, cela ne va pas. Ni de commencer à pourrir l’ambiance, le climat au niveau du parlement. Ce n’est pas faisable, pas supportable ! Cela va irriter les autres groupes de la majorité. S’ils commencent à déposer des résolutions critiquant la majorité avec le MR, où est-ce qu’on va ? Ce serait de l’irresponsabilité totale. »

Il lance, au passage, un « scud » au président du CDH Benoît Lutgen : « C’est très curieux : aujourd’hui, Défi est sommé de venir autour de la table alors qu’on les a gentiment éjectés en 2014. Il aurait été logique à ce moment-là que Défi, dans la majorité à Bruxelles, se retrouve à la Fédération. Je ne me suis jamais expliqué pourquoi. Symboliquement, c’était logique et on n’en a pas voulu. Et aujourd’hui on dit qu’ils sont des mauvais francophones car ils refusent de monter. C’est quoi cela ? ».

► L’interview complète de Vervoort sur Le Soir+

 
 
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