Grève sur le rail le 10 octobre: Bellot regrette que la SNCB soit utilisée comme arme contre le gouvernement

Dans cet article
François Bellot, ministre de la Mobilité et des Transports. ©Dominique Duchesnes. Le Soir.
François Bellot, ministre de la Mobilité et des Transports. ©Dominique Duchesnes. Le Soir.

Le ministre fédéral de la Mobilité, qui a la tutelle sur le chemin de fer, regrette l’annonce de la CGSP Cheminots d’organiser une grève générale sur le rail le 10 octobre prochain. En premier lieu, François Bellot (MR) regrette que voyageurs et navetteurs soit pris en otage et qu’on utilise une grève ferroviaire pour marquer une opposition à la politique du gouvernement. A contrario, cette action démontre avant tout, selon le cabinet du ministre, la nécessité de développer un service garanti (autre nom pour le service minimum). Surtout après que le ministre ait démenti la moindre volonté de privatisation du rail en Belgique, la semaine dernière, après la « sortie » du ministre N-VA des finances.

Au contraire, le cabinet de François Bellot rappelle, aux naveteurs-électeurs plus qu’aux syndicats, les efforts demandés pour améliorer l’offre aux voyageurs : +78 trains en offre S fin 2016, +5,1 % des trains en décembre 2017, 1 milliard d’investissements dits productifs programmé, finalisation du RER, nouvelles voitures M7… Enfin, le ministre libéral souligne que son objectif prioritaire est d’améliorer les services rendus aux voyageurs et préparer la SNCB à l’ouverture des transports ferroviaires à la concurrence en Europe, en 2023 en améliorant ses critères de performance afin que l’État belge puisse officiellement lui confier les missions de service public.

Tout savoir sur la grève du 10 octobre

Grève sur le rail du 10 octobre: le MR dénonce une grève politique

©Pierre-Yves Thienpont / Le Soir
©Pierre-Yves Thienpont / Le Soir

Le groupe MR de la Chambre a dénoncé mercredi la grève qui touchera le rail le 10 octobre à l’initiative de la CGSP. Selon les libéraux, il s’agit d’une grève politique. «  Quelle raison concrète justifie cette grève, sinon un motif d’ordre général qui est l’opposition à la politique menée par le gouvernement fédéral ? On a l’impression que les vacances sont terminées et qu’il faut donc programmer une grève : c’est inadmissible », a déclaré le chef de groupe, David Clarinval.

Le MR demande à la CGSP de renoncer à cette grève. «  J’en appelle au sens des responsabilités du syndicat socialiste. S’il a des revendications concrètes, qu’il en fasse part au ministre de la Mobilité qui est très ouvert à la concertation. Ici, au contraire, il torpille un dialogue social qui était très productif. Si d’aventure il cherchait des arguments pour convaincre de la nécessité d’un service minimum, il vient d’en trouver un », a-t-il ajouté.

► Tout savoir sur la grève du 10 octobre

« Sabrer dans les services publics »

La grève annoncée s’inscrit dans une journée d’actions en vue de sauvegarder les services publics. D’après la CGSP Cheminots, depuis trois ans, le gouvernement de Charles Michel n’a cessé «  de sabrer dans les services publics » pour mener sa politique.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous