Classe inclusive au Séminaire de Floreffe

Maxime rentrera cette année en première primaire grâce aux efforts de ses parents. © D.R.
Maxime rentrera cette année en première primaire grâce aux efforts de ses parents. © D.R.

Ça y est, le grand jour tant attendu ou parfois tant redouté par les enfants est arrivé ! Pour la plupart des enfants de primaire, ce 1er septembre marque la fin des vacances et la rentrée des classes.

Pour le Séminaire de Floreffe, cette rentrée 2017 marque un renouveau. L’école accueillera une classe de primaire pour enfants atteints d’un retard mental. Ces derniers doivent suivre un enseignement spécialisé de type 2 mais, pour la première fois, ils vivront leur rentrée comme n’importe quel enfant.

Il s’agit d’une classe verticale pour enfants âgés de 6 à 13 ans. La création de cette classe appelée « classe inclusive » a été rendue possible grâce au travail de l’ASBL floreffoise « Souris-moi », créée en janvier dernier. « Les locaux seront fournis par le Séminaire. Il y a pour l’instant 3 enfants inscrits et trois sont en cours d’inscription », explique Stéphanie De Simoni, cofondatrice de l’ASBL.

Cette dernière et son mari ont créé cette ASBL afin de venir en aide aux enfants porteurs d’un handicap mental. « On est très motivés. On travaille en collaboration avec Base 21, une ASBL de Bièvre créée par un couple également très motivé, qui va permettre à l’école communale d’accueillir également une classe inclusive. Notre but est de soutenir les écoles wallonnes à la création de ce type de classe », poursuit Stéphanie.

« Nous prônons l’équité et la mixité. Nous voulons que chaque enfant dispose de tout ce dont il a besoin pour accomplir les mêmes choses que tout enfant. Dans cette classe, les enfants suivront le même rythme scolaire, mais avec un programme adapté à leurs besoins. »

La seconde en Wallonie

En Wallonie, le Séminaire de Floreffe et l’école communale de Bièvre sont seulement les deuxième et troisième écoles à accueillir une classe spécialisée. « La première classe a été créée à Mont-sur-Marchienne. C’est tout à fait innovant en Wallonie mais, en Italie, cela se fait depuis la fin des années 70. »

Ces nouveaux élèves ne seront pas isolés durant les récréations ni les activités extrascolaires. « On organisera également des activités, comme des cours de cuisine. »

La plupart des élèves inscrits à cette classe novatrice viennent de la région. « On a aussi une famille qui vient de Philippeville. » Maxime, le fils de Stéphanie, âgé de 6 ans et demi, est atteint d’une maladie génétique rare qui a pour conséquence que le petit garçon souffre d’un retard mental léger. Il fait partie des 3 élèves inscrits à la rentrée. « Nous voulons qu’il soit le plus épanoui possible et qu’il continue de grandir avec ses frères. Mais aussi qu’il devienne un citoyen à part entière et pour nous, c’est cette classe d’inclusion qui lui permettra de s’accomplir. »

En maternelle, le bambin avait déjà eu la chance d’étudier dans une école « traditionnelle ». « On a eu la chance de travailler avec l’école de Floreffe. En primaire, il aurait dû se diriger vers l’enseignement spécialisé, mais il aurait été isolé des autres jusqu’à ses 18 ans. Après ça, nous sommes d’avis qu’il est plus difficile de mener une vie active. On a donc discuté avec l’école de faire évoluer le projet d’intégration en projet d’inclusion. »

En un an, c’est déjà bien abouti. « Pour que l’an prochain, la classe puisse de nouveau exister à la rentrée, il nous faudrait sept élèves. Je pense que c’est déjà en bonne voie », conclut Stéphanie De Simoni.

 
 
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