Euro 2017 de basket: la Belgique battue par la Russie (67-76) lors de son troisième match

Sam Van Rossom.
Sam Van Rossom. - Belga

Museler Shved, le meneur-créateur russe : c’était la consigne prioritaire. Et c’est Serron qui s’y appliqua, avec brio, tout en animant l’attaque : même si le MVP de l’Eurocoupe (avec Khimki Moscou) avait exploité les rares espaces autorisés par la défense belge pour inscrire 11 points et ramener la Russie, sommée de prendre les Lions, de 13-6 à 18-19 au quart-temps, son équipe ne dominait pas. Pour la première fois dans cet Euro, les Lions affichaient leur vrai visage : dureté et solidarité défensive, concentration et circulation incessante du ballon. Le géant Mozgov n’avait réussi qu’un dunk et la Belgique respectait à la lettre son plan de match, sans complexe.

L’autre défi majeur consistait à tenir la distance 40 minutes, donc au fil des rotations. Kesteloot fut appelé pour la première fois dans cet Euro : lui devait s’opposer à l’agressivité de Kurbanov, joueur-clé sorti du banc. L’Ostendais s’y sacrifia, en commettant 3 fautes qui illustraient… son impuissance. Face au durcissement de la défense russe, les Belges perdirent un temps leur accès intérieur, essentiel pour ressortir des ballons à leurs tireurs. Le banc n’était pas totalement à la hauteur du « cinq de base » (24-29), mais le retour de Tumba (malheureusement bientôt affublé de 3 fautes) et d’Hervelle, couplé à l’incroyable énergie insufflée par Serron et Mwema, relancèrent la Belgique : 33-33 avant 33-35 à la pause. Il restait à Gillet, Salumu et De Zeeuw à trouver le moyen d’apporter eux aussi leur écot, mais il y avait matière à croire en l’exploit.

De Zeeuw répondit en tournant dès la reprise autour de Mozgov, tandis que la défense belge maintenait son intensité. Mais un énorme dunk de Mozgov, suivi d’un tir primé de Vorontsevich, affirmaient la détermination russe à ne rien laisser au hasard : 37-43 et temps-mort. Il fallait répondre, transformer les tirs ouverts pour aérer une raquette irrespirable et profiter du retrait de Mozgov pour 3 fautes… Mwema et Serron, impressionnants, ramenèrent les Belges à 42-43, mais Tumba commit (inutilement) sa 4e faute, Tabu ne jouait pas juste les Lions abandonnaient trop de rebonds, provoquant un nouveau rappel du coach Casteels pour rester au contact (42-48). Il fallait du sang neuf tant la Russie dominait et les erreurs s’accumulaient (5 pertes de balle dans le 3e quart), mais il n’y avait que Serron qui brillait : 47-53 à la demi-heure.

C’est encore l’ailier bruxellois qui entretint l’espoir (50-53), avant que la Russie rappelle que l’axe Shved – Mozgov était majeur (50-58). Hervelle, toujours diminué par le virus qui mine la délégation (le dernier malade était Lecomte), fut préservé jusqu’à 55-62. Les Lions n’avaient pas renoncé et De Zeeuw enchaîna quatre paniers (60-67), mais on sentait bien qu’ils n’avaient pas les moyens d’aller rechercher cette Russie appliquée et intrinsèquement supérieure. Leur mérite fut de la forcer au respect en signant un match très courageux, maintenant le suspense jusqu’à 62-67. Mais l’exploit appelait la quasi-perfection et les Belges en furent encore loin. Leurs derniers espoirs de qualification passeront par un succès face à la Turquie ce mardi, en espérant qu’elle-même ne surprenne pas la Serbie en soirée..

Belgique - Russie 67-76

18-19/15-16/14-18/20-23

Belgique: 15/25 à 2pts, 10/24 à 3pts, 7/11 LF, 27 rebonds, 18 assists, 16 pertes de balle, 27 fautes. Van Rossom 9 (3x3), Hervelle 2, Mwema 11 (1x3), Tabu 10 (2x3), Serron 12 (2x3, 5 rebonds), Salumu 2, Gillet 2, De Zeeuw 15 (2x3), Tumba 4, Kesteloot

Russie: 14/34 à 2pts, 7/26 à 3pts, 27/31 LF, 37 rebonds, 15 assists, 12 pertes de balle, 16 fautes. Shved 20 (3x3, 6 rbds, 6 assists), Fridzon 5 (1x3), Antonov 6, Zubkov 4, Khvostov 10 (2x3), Mozgov 12, Vorontsevich 5 (1x3, 10 rbds), D. Kulagin 4, M. Kulagin, Kurbanov 10

 
 
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