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«Bienvenue au cirque», les supporters liégeois font monter la pression avant Standard-Charleroi

À quatre jours de la réception du SC Charleroi, et après un départ très insuffisant (4 points sur 15) de leur équipe, les supporters du Standard ne cachent pas leur désappointement. Et ils l’expriment le plus souvent avec humour.

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C’est jeudi en début de soirée, au stade de Sclessin, qu’à leur demande expresse, les présidents des clubs de supporters officiels du Standard réunis au sein de la Famille des Rouches (FDJ) rencontreront Bruno Venanzi, Olivier Renard et quelques joueurs, pour poser leurs questions relatives à la situation sportive très compliquée que traverse le club liégeois. Et faire part de toutes leurs inquiétudes après un début de saison manqué. La rencontre se veut apaisante, à quatre jours d’un choc wallon face à Charleroi qui sent le soufre et s’annonce, côté liégeois, plus chaud que jamais.

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En coulisses, le rendez-vous a déjà débuté. C’est que depuis la débâcle enregistrée au FC Bruges (4-0), dix jours après après la gifle infligée par Zulte Waregem (0-4), les groupes d’animation de Sclessin, les Ultras Infernos et le Publik Hysterik Kaos 04 se relaient pour afficher leur désappointement, par le biais de banderoles accrochées autour du stade ainsi qu’aux abords de l’Académie Robert Louis-Dreyfus, placées durant la nuit par leurs soins et rapidement retirées. Une ou deux par jour, jusqu’au match face à Charleroi.

C’est leur façon de faire monter la pression et de mettre chacun face à ses responsabilités. Avec un solide humour la plupart du temps et des messages plus éloquents les uns que les autres, qui peuvent faire mal à ceux qui sont destinés. Dont cette banderole, fixée il y a quelques jours à l’angle des tribunes 2 et 3: «Bienvenue au cirque Bouglione, marre de passer pour des clowns. Réagissez!» . Ou celle-ci, épinglée dans la rue de la Centrale: «RSCL - Région wallonne, même combat: des travaux interminables» . Ou celle-ci encore, en référence au restaurant Rouge du Poivre que le Standard a ouvert en tribune 1: «Marre des scores trop poivrés: rouge de honte!»

Personne n’est épargné

Certains messages sont beaucoup plus virulents, qui n’épargnent personne. A l’image de ces quelques mots réunis sur une banderole accrochée à la grille d’entrée de l’Académie: «Dirigeants, joueurs: pour finir, le titre ce sera en D2. On n’est pas Charleroi» . Olivier Renard, le directeur sportif du club principautaire, n’échappe pas aux critiques: «Renard, le seul bon transfert que tu puisses faire, c’est te casser» , a-t-on ainsi pu lire au coin des tribunes 1 et 4. Ou ceci: «4-0, 0-4: la seule constante dans votre incompétence» .

Enfin, ce sont Ricardo Sa Pinto et ses joueurs qui ont été pris pour cibles sur des banderoles fixées au dernier pont à franchir avant de débarquer à l’Académie. En l’occurrence, «Troupeau de chèvres à vendre» , avec une flèche signalant qu’au sommet de la côte d’Ougrée, il convient de tourner à droite pour trouver le complexe d’entraînement, et «Mr Seguin en portugais se dit Sa Pinto» . Question d’ambiance, le choc dominical est déjà lancé.

 

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