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«Se faire artisan du patrimoine permet de forger une identité»

Spécialisé dans les tableaux anciens, le Wavrien entend donner sa chance à de jeunes diplômés. La restauration de la « statue de la liberté » sera la première action de l’ASBL Vasari. À découvrir lors du « Village des artisans du patrimoine » de ce week-end à l’abbaye de Villers.

Entretien - Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Sa démarche est sociétale, après avoir été personnelle. Spécialisé dans la restauration des tableaux anciens, il est arrivé à l’âge où il a envie de transmettre sa passion. Suite à la demande de la ville de Wavre et avec l’aide d’Elvira Iozzi et d’Anne-Lise Janssens, il s’est lancé, via l’ASBL Vasari, dans le projet de rénover l’ancienne « statue de la liberté » pour la remettre sur la place Bosch. Et pour se faire connaître, il organise ce week-end le « Village des artisans du patrimoine » à l’abbaye de Villers, dans le cadre de la 29e édition des Journées du patrimoine. Entretien avec le Wavrien Pascal Mulpas, 55 ans.

Quel est votre objectif ?

Sauvegarder les biens et valoriser notre patrimoine culturel, qu’il soit matériel ou immatériel, mobilier ou immobilier, est le défi que nous nous sommes donné avec cette ASBL. Nous avons emprunté notre nom à Giorgio Vasari, un contemporain de Leonard Da Vinci considéré comme l’auteur du premier ouvrage sur l’histoire de l’art, dans lequel il utilise pour la première fois le terme de “Renaissance”.

Un terme approprié pour votre démarche ?

Je suis tombé par hasard dans la restauration de tableaux. Avec ma formation artistique, je me voyais plutôt travailler en ébénisterie. Mais, à vingt ans, je me suis retrouvé dans une voie qui m’a passionnée au point qu’en 1987, j’ai créé mon propre atelier, l’Espace 14e Art. Aujourd’hui, Vasari, c’est aussi “va” pour valoriser, “sa” pour sauvegarder et “ri” pour richesse patrimoniale. J’ai envie de permettre à des jeunes diplômés et des stagiaires en formation dans les métiers liés au patrimoine de faire leurs premières armes, encadrés par des professionnels aguerris.

En quoi est-ce important ?

Se faire artisan du patrimoine permet de forger une identité. Notre approche a fait ses preuves sur le chantier de restauration des façades du Musée provincial des Arts anciens du namurois, logé dans le magnifique Hôtel de Gaiffier d’Hestroy. Nous voulons la reproduire avec la « statue de la liberté », dont la pierre de Caen est fortement dégradée.

Comment allez-vous y arriver ?

En fédérant les volontés. Déjà, de nombreux habitants nous ont communiqué des photos anciennes qui permettent de se faire une idée de l’ensemble de la statue, dont on doit encore retrouver le socle. Toutes ces images vont pouvoir être scannées afin de modéliser l’ensemble en 3D. Important notamment pour refaire le bras droit manquant. On aimerait aussi valoriser le tout en enregistrant de courts témoignages de personnes qui ont connu cette statue et qui expliqueraient en quoi elle a été importante dans leur vie.

Et le financement ?

C’est la dernière partie du projet. Le budget a été estimé à 30.000 euros. Wavre en financera le tiers, à charge pour notre ASBL de trouver des mécènes, des sponsors et du financement participatif afin de procéder à la restauration d’une œuvre qui pourra ainsi reprendre la place qui lui revient.

 

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