Le quartier Bosnie est le plus dense de Bruxelles

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Le quartier autour de la rue de Bosnie, dans le bas de Saint-Gilles, est le plus peuplé de la Région. © J.T.
Le quartier autour de la rue de Bosnie, dans le bas de Saint-Gilles, est le plus peuplé de la Région. © J.T.

En Région bruxelloise, on considère qu’il y a 7.282 habitants au km². Évidemment, ce chiffre est une moyenne. Les disparités sont énormes selon les quartiers. « De manière générale, c’est la même chose depuis dix ans, on observe que les plus fortes densités sont concentrées sur la première couronne, autour du centre. La deuxième couronne a une plus faible densité, surtout au sud et à l’est », commente Xavier Dehaibe, responsable de la cellule « territoire et population » à l’Ibsa (Institut bruxellois de statistique et d’analyse).

Le monitoring des quartiers de l’Ibsa a mis à jour ses derniers chiffres de densité de la population bruxelloise, par quartier (chiffres de 2015). Les dix quartiers les plus densément peuplés comptent tous plus de 21.000 habitants au km2, soit trois fois plus que la moyenne régionale.

Comme il y a trois ans, le quartier qui compte le plus d’habitants sur une petite surface est le quartier Bosnie, autour de la rue de Bosnie, dans le bas de Saint-Gilles. On y recense une densité record de 38.007 habitants au km2. Un peu plus loin, le centre de Saint-Josse, elle-même la commune la plus peuplée du royaume, concentre l’équivalent de 31.230 habitants/km2. En troisième position des quartiers les plus peuplés, on retrouve le quartier de la porte de Hal (juste à côté du quartier Bosnie, donc), qui, lui, compte plus de 26.600 résidents/km2.

Suivent le centre historique de Molenbeek, la chaussée de Haecht, Koekelberg, la rue de Brabant, Anneessens, le quartier Colignon autour de la maison communale de Schaerbeek, Flagey-Malibran à Ixelles, la gare de Schaerbeek, Cureghem-Bara (Anderlecht), le haut de Saint-Gilles, Dailly (Schaerbeek) et Berckmans-Hôtel des Monnaies. Nombre de ces quartiers sont sur Schaerbeek ou Saint-Gilles.

« Les zones près du centre-ville ont souvent des immeubles à plusieurs étages, souvent mitoyens, on peut donc y loger plus de population que dans le sud et l’est de la deuxième couronne, où on trouve des maisons à trois voire quatre façades, avec des jardins », poursuit Xavier Dehaibe de l’Ibsa. « Il y a aussi des zones, comme le quartier européen, qui ont beaucoup de bureaux, la population y est donc faible par rapport à d’autres quartiers, mais dense si on enlève les bureaux. »

Sur dix ans, le statisticien remarque que les quartiers les plus peuplés sont restés les mêmes, mais ont continué à augmenter leur densité. « Paradoxalement, la population a augmenté dans les zones déjà très densément peuplées, alors qu’on aurait pu croire qu’il n’y avait plus de place. La densité et l’occupation des logements étaient déjà très élevées en 2005. » Sur les dernières années, on remarque notamment une nette augmentation de la densité au nord et à l’ouest de la Région, ce qui correspond aux communes qui ont la plus forte croissance démographique (+20 % de personnes à Jette en 10 ans, +22 % à Molenbeek, 24 % à Anderlecht…). Ainsi, le quartier du centre de Koekelberg est passé d’une densité (déjà forte) de 20.000 habitants au km2 en 2005 à près de 25.000 dix ans plus tard.

7.282

La moyenne régionale bruxelloise est de 7.282 habitants au km2.

En tête du hit-parade en termes de densité, on trouve le quartier Bosnie (38.007) devant le centre de Saint-Josse (31.229), la Porte de Hal (26.612), le Molenbeek historique (26.230), la chaussée de Haecht (25.975), Koekelberg, (24.691), la rue de Brabant (24.517), Anneessens (24.372), Colignon (22.612) et Flagey-Malibran (21.788).

 
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