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Disparition de Maëlys: de nouvelles incohérences dans la défense du suspect

Les explications du suspect ne correspondent pas aux preuves retrouvées par les gendarmes.

Journaliste au service Web Temps de lecture: 2 min

Les inspecteurs ont relevé de nouvelles incohérences dans les déclarations du suspect mis en examen pour l’enlèvement de Maëlys, neuf ans, disparue depuis douze jours, indique Le Dauphiné Libéré. Certaines de ses explications semblent même avoir été complètement inventées.

La trace ADN

L’ADN de Maëlys, mêlée à celle du suspect, a été retrouvé sur un bouton situé à gauche du volant, sur le commutateur d’éclairage. Or, lors de son audition, confronté à cette preuve, l’homme de 34 ans a expliqué avoir « ouvert la porte avant passager et baissé le siège. Les enfants sont montés sur la banquette arrière, ont regardé si les chiens n’étaient pas dans le coffre. Puis ils sont ressortis et tout le monde est rentré à nouveau dans la salle des fêtes ».

Or, la porte avant passager se situant logiquement à droite, comment expliquer que l’ADN de Maëlys ait été retrouvée sur le fameux bouton, qui se trouve entre le volant et la portière gauche ?

Un petit garçon qui n’existe pas

Mais les incohérences ne s’arrêtent pas là. Lors de son audition, le trentenaire a précisé que Maëlys était partie à la recherche de ses chiens dans le coffre de sa voiture avec un petit garçon mais ce dernier n’existerait pas. Les gendarmes en sont convaincus : aucun enfant présent au mariage ne corrobore les dires du suspect.

« Le suspect a donc fait monter Maëlys seule dans sa voiture. Mais elle n’en est probablement jamais ressortie sur le parking de la salle des fêtes du mariage où était garée l’Audi », explique une source proche du dossier, citée par Le Dauphiné.

Des incohérences qui s’accumulent

À ces incohérences, on peut ajouter le fait que le suspect a nettoyé sa voiture de fond en comble avec un produit très puissant et que le short qu’il portait ce soir-là reste introuvable.

À noter également que le suspect porte des traces de griffures sur son bras et son genou, qui dateraient de « quelques jours avant le mariage, quand il a taillé des framboisiers », selon son avocat. Sauf que sa mère a affirmé lors de sa déposition que son fils ne jardinait pas, d’après Le Parisien.

Enfin, dernier élément, le téléphone portable du suspect s’est arrêté durant la période présumée de la disparition de Maëlys. Son avocat explique que l’appareil est « défectueux (…) et aurait déjà bugué auparavant en s’éteignant ».

 

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