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Cinq familles du Gesu encore aidées

Si les autorités ont perdu la trace de beaucoup d’entre elles, Saint-Josse suit encore 33 personnes et les accompagne. Certaines ont un travail, tous les enfants vont à l’école.

Temps de lecture: 2 min

Le 4 novembre 2013, 220 personnes, sans papiers et/ou sans toit, de toutes nationalités, étaient expulsées de l’ancien couvent du Gesu qu’elles occupaient, rue Royale. Une décision d’évacuation prise par le bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir (PS), pour des raisons de sécurité notamment. Quatre ans après, certaines familles sont encore suivies régulièrement. Répondant à une interpellation au dernier conseil communal, l’échevin au Logement Philippe Boïketé (PS) a fait le point sur la situation des 9 ménages qui avaient, à l’époque, été relogés par Saint-Josse.

Ces 9 familles représentaient 46 personnes, dont 33 enfants. Dès l’hiver 2013-2014, elles ont bénéficié d’un accompagnement de Saint-Josse, fruit de discussions entre la commune et la Région bruxelloise. Différents services communaux ont été mobilisés. « On ne se limite pas à ouvrir des droits, comme la pension ou les allocations familiales, explique Philippe Boïketé. On vise aussi l’autonomie par le travail. Pour certaines, le travail est même la seule façon de ne pas perdre leur séjour. »

Aujourd’hui, 5 ménages, soit 33 personnes, habitent encore dans un logement communal. Au moins une personne de chaque famille travaille. « Elles ont trouvé un emploi par leurs propres moyens », continue l’échevin du Logement. Mais les contrats restent précaires, il s’agit le plus souvent d’intérim. Néanmoins, cela permet aux familles d’avoir de quoi payer régulièrement le loyer. Quant aux enfants, ils sont tous scolarisés.

Si la commune suit encore régulièrement la situation de ces cinq familles, c’est que la mission d’accompagnement reste nécessaire. Le chemin vers l’autonomisation est long. Aujourd’hui, on peut considérer que la situation administrative est stable pour seulement trois ménages. Deux autres vivent avec le risque de perdre leur droit de séjour s’ils sont sans emploi. Et deux autres familles encore ont quitté leur logement de Saint-Josse, sur base volontaire. Les deux dernières familles ont quitté leur logement communal sur décision de justice. L’une par impossibilité d’obtenir un titre de séjour en Belgique, l’autre n’ayant « pas fait les efforts suffisants au niveau de la recherche d’emploi et du paiement de l’indemnité d’occupation », explique l’échevin du Logement.

Il est plus difficile de connaître le sort des autres nombreux occupants du Gesu. Douze familles avaient été relogées par le ministre du Logement de l’époque, Christos Doulkeridis (Ecolo), dans d’autres communes. Mais le cabinet de l’actuelle ministre Céline Fremault (CDH) n’a pas de vision d’ensemble de leurs situations.

 

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