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Lhoist ne peut effectuer ses tests de pompage de l’eau de Tridaine

Cela fait des années que l’eau de la Tridaine fait parler d’elle. Pour rappel, Lhoist Industrie souhaite creuser plus profondément dans sa carrière, afin de poursuivre l’exploitation permettant de fabriquer de la chaux, au-delà de 2025.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 2 min

Cela implique qu’il faut descendre largement sous le niveau actuel de la nappe qui alimente la source de la Tridaine, et en aval, l’abbaye et la Ville de Rochefort.

La demande de Lhoist est de réaliser dans un premier temps des tests de pompage pour vérifier s’il n’y a aura aucune incidence tant sur la quantité que la qualité de l’eau fournie. En juin, les fonctionnaires délégué et technique ont accordé le permis unique pour ce test, Lhoist étant autorisé à effectuer un pompage limité dans le temps (24 mois), sous conditions. Les eaux pompées seraient alors rejetées par pompage dans la galerie de la Tridaine. Pour Lhoist, il s’agit de vérifier la productivité du puits, de confirmer la qualité physico-chimique de l’eau par rapport à la situation actuelle et de vérifier le modèle mathématique des ingénieurs.

Le tribunal de première instance de Marche saisi en référé par l’abbaye a prononcé ce lundi une ordonnance suspendant ce permis unique. Lhoist avait contesté l’urgence en rappelant qu’il s’était engagé à ne pas débuter la mise en œuvre de ce permis avant que le ministre compétent ne rende sa décision dans le cadre d’un autre recours introduit par l’abbaye. Le tribunal a néanmoins retenu l’urgence, estimant que les travaux étaient susceptibles de démarrer sous peu. La juge Mailleux estime aussi que le permis unique porte atteinte fautive aux droits de propriété de l’abbaye, en référence à un acte notarial de 1833. Lhoist, de son côté, estime qu’il y a confusion entre la propriété de la source et celle de l’eau.

Le tribunal relève notamment «  le risque d’altération de la qualité de l’eau fournie pour ce réapprovisionnement », sur base des conclusions de l’étude de faisabilité, source qui serait alimentée autrement, par pompage. Lhoist plaide la réversibilité des opérations. Le tribunal relève toutefois que « si les conditions hydrogéologiques naturelles seront réversibles, plusieurs inconnues subsistent », avec un « risque d’altération de l’eau fournie ». Lhoist va se pourvoir en appel.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Thierry Graas, mardi 12 septembre 2017, 12:00

    Le groupe Lhoist a la puissance financière, ainsi qu'une capacité de lobbying suffisante, pour pouvoir faire fi systématiquement des intérêts qui ne sont pas les siens ! Souvenons nous de son acharnement depuis tant d'années pour obtenir (c'est apparemment fait, aujourd'hui, hélas !!) un permis d'exploitation d'une nouvelle carrière dans la magnifique campagne verte d'Hemptinne, section de Florennes en province de Namur. Et ce, en dépit d'une vive opposition des riverains, qui vont subir à présent les affres de l'exploitation d'une grande carrière avec tout son cortège de nuisances environnementales (poussière blanche, bruit, secousses des tirs de mine, dégâts majeurs irréversibles à la beauté de cette campagne verte. Gageons que, pour une fois, le politique va oser (enfin !!!) tenir tête à cette multinationale. Chiche ??

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