Gilly: l’ancien avion bar-restaurant démantelé

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Le rachat de l’avion est en cours de négociation. © Th.P.
Le rachat de l’avion est en cours de négociation. © Th.P. - Th.P.

Cela fait 19 ans déjà que les automobilistes de la route de la Basse-Sambre lancent systématiquement un coup d’œil en direction de l’imposant avion de Gilly, aménagé à l’époque en taverne-restaurant. Ces dernières années, celui-ci n’avait plus vraiment d’utilité. Ses heures de gloire comme bar à cocktails et restaurant étaient derrière lui (voir par ailleurs). Depuis 2012, l’engin était d’ailleurs à vendre. À plusieurs reprises, la propriétaire Nathalie Trotta avait eu des contacts avancés. Avec un Liégeois, des Espagnols d’Ibiza, des Néerlandais… Un déménagement dans un parc d’attractions avait même été évoqué !

Mais rien n’avait abouti. Elle espère qu’il en sera autrement cette fois-ci parce que quoi qu’il advienne, l’avion sera bel et bien démantelé.

Direction la France ?

« Le rachat de l’avion est en cours de négociation. Je peux en tout cas vous dire qu’un amateur français est très intéressé. »

Elle confirme également le projet immobilier de l’entreprise anversoise Van De Kamp. C’est une agence immobilière montoise qui se charge de la vente du site. « Quarante logements devraient voir le jour », détaille-t-elle. Contacté par nos soins, le promoteur immobilier Arie Van De Kamp confirme sa volonté de construire un immeuble à Gilly.

Mais il préfère pour l’instant jouer la carte de la prudence, tant que son permis d’urbanisme n’a pas été accepté.

Pour que son projet voie le jour, le promoteur anversois doit évidemment obtenir un permis d’urbanisme. Et à ce niveau-là, cela a déjà coincé une première fois. « Ce promoteur avait fait toutes les démarches et le Collège avait émis un avis favorable. Il y a une volonté d’urbaniser ce site de Gilly. Mais la Région wallonne, par l’intermédiaire de la Direction des Risques industriels, géologiques et miniers, a prévenu qu’une étude des sols devait être effectuée. Le terrain est effectivement un ancien site minier », précise l’échevine de l’Urbanisme Ornella Cencig (MR). Dès lors, le fonctionnaire délégué n’a pas eu d’autres choix que d’émettre un avis défavorable à la fin de l’année 2016 et le permis a été refusé le 28 mars 2017.

Permis d’urbanisme en vue

Cela n’a pas atténué la volonté de l’entrepreneur anversois d’investir à Charleroi. D’après nos informations, ce dernier a d’ailleurs mené cette étude de sols et les résultats seraient favorables. Dès lors, plus rien ne devrait l’empêcher d’obtenir son précieux sésame, le fameux permis d’urbanisme.

Sa demande de permis sera déposée très prochainement. Le projet pourra alors débuter. Et l’avion gillicien s’en ira donc vers d’autres cieux.

«Une page se tourne»

Par F.Dht

La disparition de l’avion de Gilly marque la fin d’une époque. Arrivé en 1999 dans le paysage gillicien, l’engin qui avait appartenu à une compagnie nigérienne était devenu une véritable institution. « C’est une page qui se tourne. C’était un monument de la région de Charleroi mais également le point de référence pour de nombreux rendez-vous », explique la propriétaire, Nathalie Trotta. En vente depuis 2012, l’Airbus a connu une époque dorée. Lors de l’inauguration de l’appareil, l’« Airbus Café » avait été fièrement présenté, donnant lieu à des moments inoubliables pour bon nombre de Carolos. Plus tard, l’établissement avait été rebaptisé le Jet7 Bar, bar à cocktails. Finalement, le restaurant All Italia avait pris le relais et faisait jusqu’à 200 couverts certains soirs…

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