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Libramont: des soins personnalisés de l’obésité

Une équipe multidisciplinaire s’occupe des personnes obèses, de plus en plus nombreuses. Portes ouvertes le 23 septembre.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Si des services liés à l’obésité existent dans les cliniques d’Arlon et de Marche, l’hôpital de Libramont a orchestré depuis dix ans un service multidisciplinaire spécialisé autour du Dr Dominique Herman, chirurgien, car il y avait une demande croissante. Le service a grandi au fil des ans et accueillera cette année près de 300 patients, dont la prise en charge est personnalisée et dont le suivi est assuré à vie. Mais les résultats sont là : 80 % de réussite pour ceux qui sont opérés par « sleeve » et « by-pass », 50 % avec un anneau. Mais s’il n’y a pas de suivi, c’est 100 % d’échec !

C’est que l’obésité n’est pas une maladie anodine. Pour l’OMS, il s’agit même d’une « épidémie mondiale » qui touche 700 millions de personnes sur 2,3 milliards d’adultes en surpoids. 26 % des Belges sont en surpoids et 14 %, obèses. Les chiffres et arguments lancés par le Dr Herman ont de quoi faire réfléchir !

« N ous avons décidé de prendre les choses à bras-le-corps car la situation empire d’année en année. Les conséquences sont lourdes : augmentation des maladies, diminution de l’espérance de vie (de 8 à 12 ans pour un obèse morbide, des gens que j’opère), qualité de vie moindre, problèmes socio-économiques. A l’heure actuelle, on meurt plus dans le monde de l’obésité que de la faim, soit 2,8 millions de décès. En cause, des maladies cardio-vasculaires, morts subites, diabète, pancréatites, etc., sans oublier la relation directe avec toute une série de cancers. »

Et l’obésité est source de nombreuses répercussions, socio-économiques (absence au travail, trois fois plus de pensions d’invalides, plus de chômage chez les personnes obèses, etc.), mais aussi sociopsychologiques (isolement, dépression, etc.). « Des faits constatés ou entendus tous les jours en consultation. » Mais arrêtons là le tableau !

Pour le Dr Herman, le traitement de l’obésité passe avant tout par la compréhension de cette maladie, sa prévention et un traitement adapté. « A la base, il faut manger moins, sans doute mieux, et bouger plus. Le patient est en grande partie responsable, mais ce n’est pas un choix de vie. Il y a de fait des facteurs héréditaires, liés à son métabolisme personnel, à l’addiction au sucre, véritable drogue. »

Un programme de prise en charge de trois mois

A Libramont, la clinique du poids agit en équipe avec des médecins spécialistes, des diététiciens, psychologues et kinésithérapeutes, pour des patients venus de la province, mais aussi de Namur, Liège et Charleroi. « Il s’ensuit un parcours médical mais aussi chirurgical, explique Florence Thiry, diététicienne et coordinatrice de la Clinique du poids. Le programme de prise en charge, qui suit la consultation de coordination et le bilan pluridisciplinaire, dure 3 mois, renouvelable une fois. Il inclut des suivis diététiques et psychologiques, mais aussi de nombreuses séances de fitness médical. »

 

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