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Les dix années virevoltantes d’Ice Watch

Ice Watch a fait le show ce samedi, avec Calogero et des montres Tintin en prime. Le hall du zoning 2 était le théâtre d’une autre dimension.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Voici une semaine, la brasserie gouvionne Lupulus fêtait ses dix ans. Ce samedi, c’était au tour de la société bastognarde Ice-Watch. Deux « success story » qui se rejoignent un peu avec deux boss qui s’apprécient car ils ont eu des liens commerciaux dans leur précédente vie économique. La brasserie d’Achouffe, que Pierre Gobron a mise au monde en 1982, fut en effet le tout premier client de Jean-Pierre Lutgen, via sa société baptisée à l’époque « Tonton Lulu ». On parlait alors d’une première commande de pin’s arborant le lutin de la Chouffe !

La société Tonton Lulu, pour Tondeur-Lutgen, avait été créée en 1991-92 pour commercialiser du matériel publicitaire (des montres nominatives pour des marques, des pin’s, tapis d’ordinateur, etc). C’était l’âge d’or des pin’s. Le capital de base de cette société coopérative était de 250.000 francs belges (6.250 euros). Tondeur et Lutgen avaient mis 2.500 euros chacun et dix personnes y avaient ajouté 125 euros.

Depuis lors, Jean-Pierre Lutgen est passé à la vitesse supérieure. Tonton Lulu deviendra ensuite T.k.s SA, sans Tondeur qui a trouvé un autre job. Puis en 2004, ce fut la vente de bracelets en silicone personnalisés, pour des entrées de fête et autres événements. Il y avait beaucoup de concurrents dans le monde mais Jean-Pierre Lutgen avait déjà eu le nez fin en se positionnant sur le net en diverses langues. Et son référencement fut payant, partout. Alors que ses concurrents s’écrasaient, il s’envolait. « On en a vendu des millions ,» dit-il. L’entreprise pesait alors trois emplois, de 2003 à 2007. Et c’est là qu’il pense à transformer ce silicone et ces couleurs vives sur une gamme de montres. En lien aussi avec une peinture chromatique de son ami Willoos, le peintre. L’aventure Ice Watch démarre. « Les montres comme les pin’s, ce sont de petits projets à forte valeur ajoutée. »

Aujourd’hui, Ice Watch pèse 20 millions de montres en 10 ans, et des ventes stabilisées entre 1,3 et 1,5 million d’exemplaires par an. Jean-Pierre Lutgen savoure cette « aventure humaine, la découverte de beaucoup de gens, le fait de vivre libre et d’être vraiment indépendant », puisqu’il est le seul actionnaire de sa boîte.

Seuls les bâtons politiques et administratifs dans les roues le font et l’ont fait mousser. A Bastogne surtout… D’où les investissements opérés sur le zoning de Bastogne 2, dans des bâtiments trop grands aujourd’hui, parce que son dossier de bureaux sur la place Mc Auliffe était bloqué par la commune. Demain, c’est l’historique maison Chiwi rachetée récemment qui fera débat, alors que la commune voulait une expropriation. Lui, il veut en faire une maison médicale. Affaire à suivre car personne ne connaît les intentions du collège.

Côté Ice Watch, si l’assemblage des montres est chinois et le mouvement à quartz japonais, Jean-Pierre Lutgen va rapatrier tout le système de pièces détachées à Bastogne, pour toute l’Europe. Cela coûtait trop cher d’avoir des pièces détachées partout en Europe. La réparation des montres se fera aussi à Bastogne, d’ici fin 2017.

Et la politique ? Mystère. « Evidemment que j’en ai envie , dit-il. Mais uniquement si les conditions sont réunies. De l’ambition pour Bastogne, j’en ai. Je voudrais prouver que la politique peut faire avancer les choses positivement. »

Pour l’heure, c’est économiquement que l’homme pèse sur Bastogne, en y étant un des plus gros employeurs.

 

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