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En France et ailleurs, la triche 2.0 se multiplie

Plus de 30 % des tricheries au baccalauréat français sont liées à l’usage de téléphones portables. Montres connectées, oreillettes… Les surveillants ont du mouron à se faire.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Des tricheurs, les Belges ? Les évaluations externes sont encore trop récentes dans notre pays pour avoir une idée précise du nombre de tentatives de triche prises en flagrant délit. Le CESS dont il est question ce lundi était facultatif jusqu’à l’année passée encore. En France, le baccalauréat existe depuis 1808 et a déjà affronté son lot d’antisèches…

Les chiffres, pour commencer. Selon les statistiques de l’Education nationale, 515 tentatives de triche ont été répertoriées par les commissions en 2014. C’est près de 10 % de plus qu’en 2013 (469 cas) ! On observe aussi une hausse du nombre de situations sanctionnées, de l’ordre de 18,5 % (de 325 à 385 cas). Les étudiants privilégient la triche par téléphone (30,9 %). La bonne vieille antisèche est encore observée dans 27,6 % des cas. Le reste consiste en des communications entre élèves et des plagiats. Selon une étude menée auprès de 1.815 étudiants, quelque 70,5 % des étudiants français avouent avoir triché lors de leur scolarité.

Le contexte est planté, place aux accusés. En 2011, une question du bac scientifique fuite sur un forum. Le ministre de l’éducation de l’époque, Luc Chatel, décide de ne pas faire repasser l’épreuve aux 160.000 élèves qui ont l’ont passée, en prenant garde, tout de même, de supprimer la question publiée.

Fraude 2.0.

Le cas le plus récent de triche au bac nous vient… d’Algérie, où une jeune femme a été surprise avec une puce satellitaire dans l’oreille ! L’étudiante se faisait dicter les réponses dans l’oreille… Comment le « souffleur » possédait-il les questions ? France Info mentionne la mise en ligne de sujets un quart d’heure à peine après le début de certaines épreuves, via des smartphones introduits frauduleusement…

La « fraude 2.0 » requiert une attention grandissante de la part des surveillants et des responsables politiques. En 2011, l’Education nationale française émet une circulaire sur la prévention de la fraude par portables. Certaines salles d’examens sont désormais équipées de détecteurs de téléphones. Cette année, ce sont les calculatrices programmables qui sont sur le gril, rapporte le journal Libération. À partir de 2018, les élèves devront utiliser des calculatrices simples ou des modèles « examen », empêchant l’accès à la mémoire. Il est en effet possible de stocker des antisèches sur les modèles incriminés.

La France n’est pas le seul pays à devoir composer avec ce genre de faits. Il y a un mois à peine, La Tribune de Genève titrait : « Premier cas de triche à la montre connectée ». Un élève a tenté de frauder via sa montre intelligente, connectée à Internet. Un nouveau type de triche difficile à déceler, tant les « smartwatches » peuvent ressembler à des montres classiques.

Rappelons à tout hasard aux tricheurs potentiels que la fraude en examens est souvent sévèrement punie. Cela va du blâme à l’interdiction de se réinscrire l’année d’après. En mai dernier, deux étudiants de l’Université de droit du Havre ont même été placés quelques heures en garde à vue pour suspicion de fraude… C’est peu dire que l’affaire avait fait grand bruit. A Bordeaux, un étudiant a écopé de trois mois de prison ferme pour des tricheries répétées. En ce qui concerne le bac, le journal Le Monde rappelait il y a trois jours que « voler, garder chez soi ou diffuser un sujet du bac avant le début des épreuves est passible de trois ans d’emprisonnement et de 9.000 euros d’amende ».

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