Accueil Opinions Éditos

La rentrée parlementaire bruxelloise ou comment ajouter du chaos au chaos

Bruxelles a donné à son tour une grande représentation de cirque politique ce lundi lors de la rentrée parlementaire. Le coup de théâtre politique venant cette fois des socialistes.

Édito - Editorialiste en chef Temps de lecture: 2 min

Pour une rentrée ratée, c’est une rentrée ratée. On pourrait même dire qu’elle est tout simplement catastrophique. Après avoir passé des semaines à tenter de démontrer que la Région bruxelloise échappait à la cacophonie politique qui s’était emparée de la Wallonie avant l’été et que l’arrimage PS-CDH allait tenir bon vu l’extrême bonne volonté de ses participants, la majorité qui « gouverne » Bruxelles a donné à son tour une grande représentation de cirque politique, ce lundi.

Voilà donc, qu’en lieu et place d’un discours de rentrée traçant les pistes des politiques qui vont être menées, en lieu et place de la description d’un horizon et de l’énoncé des objectifs suivis dans les différents domaines de l’action régionale (et Dieu sait si à Bruxelles, il y a de quoi faire), on a eu droit à un coup de théâtre politique signé cette fois des socialistes. D’autant plus étonnant que le ministre président Rudi Vervoort s’était époumoné depuis des semaines à dire que son entente avec ses CDH «à lui», était parfaite.

Trahisons et noeud de vipères

Ancre de stabilité, le gouvernement bruxellois ? Nœud de vipères et concentré de méfiance extrême, serait-on tenté de conclure désormais. Aux sociaux-chrétiens qui juraient de leur loyauté et de leur sens des responsabilités à l’entame de ce retour au travail après des vacances passées à gloser sur le thème de la trahison et des coups de Jarnac, voici donc que les socialistes infligent un camouflet public à leur partenaire.

L’exigence d’un vote de confiance –, du jamais-vu en cours de législature à Bruxelles –, n’est en effet pas autre chose qu’une accusation de double jeu envers le CDH.

Que dire à l’issue de cette lamentable journée politique bruxelloise ? Si on reste dans le registre du « jeu », on pourrait conclure qu’avec une majorité comme ça, il n’y a quasi plus besoin d’opposition. Mais, plus fondamentalement, il faut acter qu’avec des hommes et des femmes qui ne peuvent s’empêcher de se perdre dans les jeux, les stratagèmes, les coups, et les petites vengeances, le citoyen doit s’estimer encore un peu plus perdu.

Vous allez voir, on va faire la démonstration de la cohérence politique bruxelloise, qu’ils disaient… Ce lundi, ils ont juste ajouté du chaos au chaos.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

6 Commentaires

  • Posté par Lamquet Michel, mardi 19 septembre 2017, 17:11

    Et bien oui, Christiane Ouwerx a raison à la fin de son raisonnement. Il s'agit bien d'un cirque. Et les citoyens en ont plus que marre de devoir assister à cette comédie ( qui leur coûte cher soit dit en passant). Attendons les prochaines élections et tout sera oublié. Nos valeureux politiciens nous ressortirons encore :"on a compris le message des électeurs". Et puis, quelques heures passées, les jeux d'alliance reprendront et le comédie reprendra de plus belle. Je ne fais plus confiance à ces politicards qui n'ont plus aucun souci du bien-être de leurs électeurs et qui ne pensent qu'à maintenir leurs prérogatives.

  • Posté par Petit Dominique, mardi 19 septembre 2017, 13:23

    Editorial ridicule. Le PS demande le vote de confiance car , et c'est normal, la confiance en le CDH, parti qui renie ses accords, est terriblement entamée. Après ce vote, la situation sera plus claire. Rien de chaotique à cela.

  • Posté par delpierre bernard, mardi 19 septembre 2017, 13:06

    Quand un parti minoritaire de surcroît n'arrive pas à modifier le modèle gouvernemental auquel il participe, il serait plus logique qu'il s'en aille et fasse son travail d'opposition.

  • Posté par Desprez Jean Luc, mardi 19 septembre 2017, 12:40

    Attitude parfaitement logique, avec les calotins, vaut mieux ne pas les croire sur parole.

  • Posté par Reginster Jean-luc , mardi 19 septembre 2017, 10:32

    Les choses étaient pourtant très claires: le CDH ne considère plus les socialistes comme un partenaire privilégié pour d'évidentes raisons et n'a plus l'intention de leur faire le moindre cadeau. Mais faute d'alternative possible en Région bruxelloise, il avait sans ambiguïté déclaré qu'il poursuivrait loyalement avec l'actuelle majorité, donnant au passage une image relativement mature des dirigeants politiques bruxellois. Patatras ! Comme il le dit si bien lui-même, Vervoort ne se maîtrisait plus nerveusement et n'a donc pu s'empêcher de jeter de l'huile sur le feu, précipitant le chaos. A Bruxelles, la crise est pourtant née de la curieuse attitude des socialistes dans le dossier du Samusocial. Une raison suffisante, semble-t-il, pour adopter un profil moins arrogant.

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une