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Pont-à-Celles: Igretec vient de passer un marché pilote d’éco-pâturage

Dix sites de traitement des eaux usées sont concernés, ils totalisent 3 hectares. Des moutons y seront mis en pâturage avec une évaluation régulière. Début de l’expérience à la station d’épuration de Viesville, au nord de Charleroi.

Temps de lecture: 3 min

Des moutons qui se substituent aux hommes et aux herbicides : c’est la réponse du… berger aux défis urbains de gestion de l’environnement.

A Charleroi Sud Hainaut, l’intercommunale Igretec vient de passer un marché public pilote pour ses sites de traitement d’eaux usées. Il s’agit d’un marché d’éco-pâturage, qui consiste à recourir à des herbivores. Un éleveur de Farciennes, la société Ecopâture, a été désigné pour une durée de quatre ans : les premiers moutons ont débarqué ce lundi à la station d’épuration de Viesville (Pont-à-Celles) au nord du réseau. Il est prévu d’en installer ensuite dans neuf autres lieux d’exploitation, jusqu’à Baileux près de Chimay à l’extrême sud.

Comme l’explique le responsable environnement de l’intercommunale Guillaume Michiels, cela représente trois hectares de superficie. « L’opération est soumise à une phase de test », complète Laetitia Dinaut, qui a participé à l’élaboration du cahier de charges. « Des évaluations régulières sont prévues, dont une dans six mois. Si les objectifs fixés sont rencontrés, l’expérience sera poursuivie. »

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en application de l’arrêté wallon du 5 septembre 2013 qui interdit l’usage de pesticides sur des terrains publics à partir de 2019. « Nous n’avons pas attendu l’échéance pour mettre en œuvre des solutions alternatives, poursuit Guillaume Michiels. Dès 2014, plusieurs sites d’Igretec ont fait l’objet de mesures de gestion respectueuses de l’environnement : fauchage tardif, utilisation de plantes couvrantes comme le millepertuis pour protéger les merlons, zones de biodiversité… L’éco-pâturage constitue une étape supplémentaire : il permet de limiter ou de stopper le développement de certaines espèces de plantes invasives, réduit les coûts d’entretien des abords notamment sur des terrains difficilement accessibles aux machines, diminue l’impact environnemental de la gestion (pas de déchets, fertilisation naturelle du sol). »

Compte tenu des frais liés à l’installation des équipements nécessaires et des soins à apporter aux animaux, le seuil rentabilité peut être atteint en deux années.

Le projet présente enfin un intérêt social, la présence du bétail étant souvent appréciée par le voisinage. Le marché public engage l’intercommunale à fournir les terrains, l’eau et l’électricité. « De notre côté, nous prenons en charge le placement des clôtures et des abris hivernaux », indique Adriano Di Marzo de l’entreprise Ecopature. Avant de répondre à l’appel d’offres d’Igretec, cette dernière avait passé des accords avec le fournisseur d’électricité Elia. « Nous entretenions une de ses parcelles dans la région de Couvin. »

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