Vaux-sous-chèvremont: le chocolat Galler à la conquête du Japon

Dans cet article
Galler est également vendu dans les aéroports de Tokyo et d’Okinawa. © D.R.
Galler est également vendu dans les aéroports de Tokyo et d’Okinawa. © D.R. - D.R.

Jean Galler « himself » n’en revient pas. Certes, le chocolat Galler a toujours connu un certain succès sur le marché asiatique, que ce soit au Moyen-Orient ou au Japon. Mais cette année 2017 bat tous les records. En effet, le chocolatier liégeois, dont l’usine et le siège sont établis à Vaux-sous-Chèvremont, a fait du pays du Soleil levant son second marché le plus important. Derrière la Belgique, mais devant la France.

« C’est vraiment en Asie que notre croissance est la plus forte, confirme Jean Galler, administrateur délégué de Galler Chocolatiers S.A. Nous y doublons carrément notre chiffre d’affaires. Et c’est plus spécifiquement au Japon que nous réalisons nos meilleures ventes. Nous avons ouvert des points de vente qui marchent du tonnerre. Et puis nous avons noué un partenariat avec un glacier. Ce qui fait que maintenant, nous sommes présents dans 17.000 points de vente au Japon. »

17.000. Le chiffre est conséquent. D’autant qu’il y a encore quelques mois à peine, Galler n’était présent « que » dans 3.500 points de vente à travers le monde. Désormais, c’est donc plus de 20.000. Sans parler des aéroports, puisque Galler est vendu dans ceux de Tokyo et d’Okinawa.

Mais pourquoi un tel succès à l’autre bout de la terre ? « Pour schématiser, il y a trois marchés au Japon : le super-luxe, la grande qualité à prix abordable et le tout-venant. Dans ce second marché, il y avait un segment dans lequel nous nous sommes engouffrés. Les Japonais sont friands de la qualité de notre chocolat, mais aussi de la manière dont il est présenté.  » En effet, au Japon, impossible de vendre si la présentation n’est pas soignée à l’extrême. D’où le gros travail effectué sur les emballages du chocolat.

Chiffre d’affaires record

Grâce à cela, le chocolatier est parti pour établir un chiffre d’affaires record en 2017, qui devrait dépasser sans aucun mal les 30 millions d’euros. « Après les huit premiers mois de l’année, c’est historique. On n’a jamais performé autant durant nos 41 années d’existence », renchérit Jean Galler. Qui y voit également un certain soulagement, après une année 2016 plus difficile. « L’an passé était moins bon à cause du contexte terroriste. Nous avions ainsi investi pour ouvrir plusieurs boutiques en Flandre, à Anvers et Gand. Mais les événements d’actualité font que ça a moins bien marché. » Cette année, tout cela semble donc oublié, puisque le chocolatier connaît une croissance globale de 16 % !

D’ailleurs, la stratégie de développement ne se limite pas au seul Japon. « La Belgique reste notre priorité absolue, notamment via l’ouverture de boutiques en Flandre. Et cela marche, puisque si Côte d’Or est le chocolat numéro un en termes de volume en Belgique, nous sommes quand même quatrième. » Le second marché de Galler est donc le Japon, comme mentionné précédemment. Enfin, sur la troisième marche du podium, on retrouve l’Hexagone, « où nous sommes présents dans les 11 plus grandes chaînes de supermarchés », se félicite Jean Galler.

Les perspectives futures sont donc excellentes pour l’entreprise liégeoise.

En chiffres

Par Gaspard Grosjean

Quelque 180 employés

Le chocolatier principautaire emploie à l’heure actuelle quelque 180 personnes.

90 travaillent à Vaux-sous-Chèvremont, où se trouve l’usine, tandis qu’entre 60 et 70 sont sur le site de Liers (Herstal).

Le restant étant soit dans le volet logistique, soit au sein même des boutiques de la marque.

« Nous ne comptons évidemment pas dans ces chiffres nos franchisés », détaille Jean Galler.

Le chiffre d’affaires de la chocolaterie est donc de 30 millions d’euros. Le chocolat est fabriqué sans la moindre goutte d’huile de palme.

Enfin, précisons également que c’est en 1976 que Jean Galler a fondé la chocolaterie à Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine) et qu’il porte le titre de « Fournisseur Breveté de la Cour de Belgique » depuis 1994 sans interruption.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Ventes|Belgique|Tokyo|Anvers (prov. d'Anvers)|Asie
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Plus de 290 personnes ont perdu la vie.

    Attentats au Sri Lanka: une nouvelle plaie ouverte dans l’histoire du pays

  2. Si l’épreuve du CEB peut-être stressante tant pour les parents que pour les élèves, le taux de réussite n’est jamais descendu en dessous de 85,5
%.

    CEB: des stages pour soutenir, motiver, encourager

  3. A Molenbeek, des participants au projet Aircasting ont organisé une manifestation sur la place communale pour sensibiliser la population et les politiques à la pollution de l’air.

    Mesurer la pollution, c’est dans le vent

Chroniques
  • Collecte de dons pour Notre-Dame de Paris: retour de flamme

    Cent millions d’euros », lance l’un. « 200 millions », renchérit l’autre. Qui dit mieux ?

    Heureusement, à la fin, le lot ne sera pas adjugé, puisqu’il s’agit non pas d’un tableau de maître, mais d’une cathédrale maîtresse.

    Donc nos grands capitalistes ont fait assaut de générosité pour voler au secours, non d’un peuple asservi, non d’un peuple dans la misère – n’exagérons pas ! –, mais d’un monument dans le besoin : Notre-Dame de Paris.

    L’extrême gauche s’est indignée. C’est à la fois normal et bête. « Beau et con à la fois » comme le chantait Jacques Brel.

    Quelle surprise, en effet, que de découvrir que les riches sont très riches ! Surtout quand ce sont des héritiers. Aurait-il fallu...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite