Migrants: les Verts veulent réunir la commission de l’Intérieur après l’accord conclu avec le Soudan

Image d’illustration. © Pierre-Yves Thienpont - Le Soir
Image d’illustration. © Pierre-Yves Thienpont - Le Soir

Les écologistes ont réclamé mardi la réunion de la commission de l’Intérieur après l’accord conclu avec le Soudan sur l’identification des ressortissants de ce pays d’Afrique de l’Est. « Vous invitez la police soudanaise, aux ordres du tyran, à identifier des gens qui le fuient ! », a lancé le député Benoît Hellings à l’adresse du secrétaire d’État à l’Asile, Theo Francken.

Le 7 septembre, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadeur du Soudan à Bruxelles, Francken a annoncé que ce pays d’Afrique de l’est délivrerait les laissez-passer nécessaires au rapatriement de ressortissants soudanais interpellés au Parc Maximilien et dans les alentours. Une délégation serait également envoyée à Bruxelles pour identifier les Soudanais parmi les personnes interpellées, celles-ci disposant toujours du droit d’introduire une demande d’asile.

Une délégation composée d’agents des services secrets ?

Or, le Soudan est connu pour les violations des droits de l’homme qui s’y produisent et son président, Omar el-Béchir, fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon certains spécialistes du Moyen Orient, il est vraisemblable que la délégation d’officiels soudanais accueillis dimanche par Francken soit composée d’agents des services secrets.

Les Verts souhaitent connaître le contenu de l’accord conclu avec le Soudan, qui leur semble incompatible avec la Convention de Genève, et le nombre de migrants éventuellement renvoyés vers le Soudan depuis lors et s’il y avait des opposants politiques parmi eux.

 
 
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