À l’ONU, Macron se fait le porte-parole des «oubliés» (vidéos)

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La prise de parole du président français Emmmanuel Macron a clairement tranché avec celle de Donald Trump, qui s’est fait le porte-parole d’une Amérique refermée sur elle-même. Au contraire, Macron a parlé de valeurs, d’aide au développement, de santé et de climat.

La Syrie et les migrants

« Je sais que le devoir de la France est de parler pour ceux qu’on n’entend pas. Car parler pour eux, c’est aussi parler pour nous (…). Ce sont ces voix oubliées que je veux porter », a commencé le président français, avant d’évoquer directement la guerre en Syrie. « Agir pour la paix en Syrie, c’est agir pour le peuple syrien mais aussi pour nous protéger tous ».

Macron a plaidé devant l’Assemblée générale des Nations unies pour la création d’un groupe de contact sur la Syrie afin d’enclencher une nouvelle dynamique pour aller vers une solution politique au conflit. Le processus de négociations mené à Astana au Kazakhstan, par Moscou, Téhéran et Ankara, « ne suffit pas », a-t-il ajouté. Le groupe de contact voulu par la France intégrerait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et « les parties prenantes » au conflit, a précisé Emmanuel Macron.

Le jeune président a ensuite enchaîné sur la thématique des réfugiés. « Le migrant est devenu le symbole de notre époque », a-t-il déclaré. Macron a également condamné le « nettoyage ethnique » qui touche actuellement les Rohingyas en Birmanie.

« Les opérations militaires doivent cesser, l’accès humanitaire doit être assuré, et le droit rétabli, face à ce qui est, nous le savons, un nettoyage ethnique », a ajouté Macron qui s’exprimait pour la première fois devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Climat et Iran

Alors que Trump avait soigneusement évité le sujet, Macron n’a pas manqué de parler du climat. « La porte de l’accord de Paris sur le climat restera toujours ouverte aux États-Unis, mais nous continuerons à le mettre en œuvre », a-t-il clarifié, fermant la porte à toute renégociation de l’accord. « Nous ne reculerons pas ».

Quant au fait de dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien, comme menacent de le faire les États-Unis, ce serait « une lourde erreur », a estimé le président français Emmanuel, tout en laissant la porte ouverte à des discussions pour prolonger la portée du texte après 2025. « Notre engagement sur la non-prolifération a permis d’obtenir un accord solide, robuste, qui permet de vérifier que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire. Le dénoncer aujourd’hui sans rien proposer d’autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c’est un accord utile ».

 
 
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