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Ottignies: lancement du Village du bien-être

Dix ans de procédure pour réduire la voilure du Domaine de Balzat. Un projet privé de l’ordre de 35 millions d’euros. Dix-huit unités reviendront aux bénéficiaires du CPAS.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Exit les 64 appartements intergénérationnels, les 16 kots à vocation estudiantine, les 7 chambres en locations, les commerces et le centre de bien-être (piscine, hammam, massages) et de balnéothérapie. Le nom reste cependant celui de « Village de bien-être », mais après dix longues années de procédures et de recours divers, le projet est revu à la baisse. Seule, la maison de repos et de soins, augmente de volume en passant de 120 à 150 lits, dont deux unités de quinze lits pour les personnes désorientées. Plus un centre de soins de jour de 10 places. Le deuxième volume accueillera une résidence-services de 34 appartements, au lieu de 50. Quant au troisième bâtiment, il devra faire l’objet d’un nouveau permis. On parle de 40 appartements familiaux, de deux ou trois chambres.

L’hôtel Balzat va donc être démoli pour la fin de ce mois. Les lieux, que d’aucuns voulaient sauver, avaient été érigés après la Première guerre mondiale pour encenser l’amour que vouait une marraine de guerre pour son soldat prisonnier.

« Il aurait fallu augmenter l’hôtel à une centaine de places pour le relancer et le rendre viable, rappelle le premier échevin Cedric du Monceau (Avenir, CDH), en charge de l’Urbanisme. Au sein de la majorité de l’@alliance citoyenne, nous avons préféré soutenir la solution d’un village du bien-être dans ce lieu, idéal vu sa proximité avec la gare, la clinique et les centres commercial et culturel. »

Et Julie Chantry (Écolo), l’échevine du Logement, d’abonder : « Il faut saluer le côté intégré du projet où les habitants pourront quasiment passer de l’appartement à la résidence-service puis à la maison de repos et de soins, sans être déracinés de leurs habitudes de vie. Ce que doivent vivre aujourd’hui les personnes âgées. »

Même enthousiasme pour Annie Galban (PS), échevine en charge de la population qui estime « la formule idéale pour que les personnes âgées puissent se sentir moins isolées. »

Pour Charles Dufour, l’administrateur du Domaine de Balzat, qui pilote le projet, avec une ouverture programmée pour 2020, voilà un projet de 35 millions d’euros qui s’accompagne d’une série de charges d’urbanisme : une seule entrée au site, un kiss-and-ride pour l’accès à la maison de repos et de soins, 110 places de parkings en souterrain, et un réaménagement de l’avenue des Villas des trottoirs élargis et huit places de parking.

Et d’ajouter : « La maison de repos et de soins, érigée en rez+3 en face de l’athénée Paul Delvaux, sera gérée par l’opérateur bien connu Armonea, et répondra aux dernières exigences de la Région wallonne et de l’Europe. Les prix ne sont pas encore définis, mais nous essaierons de tendre vers les 60 euros par jour. »

Pour ce qui concerne les appartements-services, avec une ou deux chambres, ils disposeront d’une infrastructure commune allant du restaurant à la buanderie en passant par une salle polyvalente. Ils seront vendus à des privés pour leur occupation personnelle ou pour la location. Ici aussi le coût dépendra de l’obtention ou non d’un TVA à 12 %, comme c’est le cas en Flandre. De quoi atteindre des locations de 47 à 70 euros, services compris. La nuit notamment, les personnes qui y résideront pourront recevoir des soins du personnel de la maison de repos et de soins.

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