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Willy Borsus évoque des «réorientations budgétaires» spectaculaires en Wallonie

Le nouveau gouvernement wallon a entamé son conclave budgétaire. Sous pression syndicale, les ministres doivent imprimer le changement annoncé dans les chiffres. Ce ne sera pas une mince affaire.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Les ministres MR et CDH du gouvernement wallon ont entamé ce jeudi matin à Namur leur conclave en vue de l’élaboration du budget régional pour 2018. En plénière ou lors de réunions bilatérales, les travaux devraient se prolonger durant plusieurs jours. La semaine dernière, Jean-Luc Crucke (MR), ministre du Budget, évoquait un accord possible pour dimanche seulement.

L’élaboration d’un budget est un acte politique fondamental. Ce document traduit les priorités d’un gouvernement. Celui-ci est très attendu, un peu moins de deux mois après l’arrivée au pouvoir du MR qui avait pris l’habitude, lorsqu’il siégeait dans l’opposition, de descendre en flèche les initiatives en la matière des exécutifs de centre-gauche, qui ont longtemps eu la main en Wallonie. Le budget 2018 est le véritable baptême du feu de la nouvelle majorité MR-CDH.

L’avenir des services publics inquiète

Les syndicats ont pris les devants dans la critique, on l’a vu ce mercredi à Namur avec la manifestation de la CGSP et les grosses perturbations dans les bus des TEC. Les représentants des travailleurs craignent en effet pour l’avenir des services publics : réduction d’effectifs, fusions de services, recours à l’intérim, service minimum dans les transports… Comme tout le monde, ils ont entendu que les efforts pour maintenir une trajectoire budgétaire crédible porteraient prioritairement sur les dépenses de fonctionnement…

On attend également le gouvernement wallon sur la réforme fiscale présentée au début du mois de septembre, et qui règle définitivement le sort de la télé-redevance. Il reste à la financer. Rien que pour compenser l’impact de cette stratégie, les ministres devront trouver 150 millions d’euros. Mais l’effort ne s’arrêtera sans doute pas là. A plusieurs reprises, le ministre-président Willy Borsus (MR) a évoqué des « réorientations budgétaires » qui pourraient s’avérer spectaculaires.

Une hypothèse circule : aller puiser des moyens nouveaux dans les réserves financières sur lesquelles sont assis les organismes para-régionaux. Ce ne serait pas une première : la méthode a déjà été évoquée, sous le précédent gouvernement, pour régler le problème des certificats verts dans le dossier du photovoltaïque. Selon nos confrères de L’Echo, le « trésor de guerre » disponible serait au total de l’ordre de deux milliards d’euros. Une piste possible parmi d’autres pour la majorité MR-CDH.

 

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0 Commentaire

  • Posté par Pahaut Laurette, jeudi 21 septembre 2017, 14:08

    Suis pas sûre qu'il faudra être efficace, il suffira de réduire les coûts et tant pis si les services sont drastiquement réduits ; de toute façon ces réductions ne toucheront pas les électeurs MR et les autres, le MR s'en fiche !

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 21 septembre 2017, 13:37

    On n'y coupera pas, il faudra être plus efficace pour le même coût, messieurs des syndicats ...

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