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Lappartient, élu président de l’UCI pour 4 ans: «Sus au vélo électrique»

David Lappartient a détrôné le Britannique Brian Cookson à la tête de l’Union Cycliste Internationale. La lutte contre la fraude technologique en compétition est sa priorité.

Temps de lecture: 3 min

Le Français David Lappartient a été élu jeudi avec un score écrasant (37 voix contre 8) face au président sortant, le Britannique Brian Cookson, à la présidence de l’Union cycliste internationale (UCI). Dans un sport dont l’événement majeur annuel est le Tour de France, aucun Français n’avait occupé ce poste depuis 60 ans. Lappartient, un Breton âgé de 44 ans qui était vice-président de l’UCI, avait pris ses distances depuis deux ans par rapport à son président et avait placé la lutte contre la fraude technologique en « priorité des priorités ». Il s’en est ouvert à l’issue de son plébiscite du côté de Bergen (Norbège), où se déroulent les championnats du monde.

David Lappartient, félicitations pour votre élection. Que prévoyez-vous de faire contre la fraude technologique, le thème central de votre campagne à la présidence de l’UCI ?

L’UCI a fait de magnifiques choses mais, sur ce sujet, on aurait pu être plus précis, plus sérieux et être véritablement exemplaire. Les tablettes fonctionnent, mais pas forcément dans tous les cas. Je veux que l’UCI soit vue comme une fédération internationale qui met tous les moyens en oeuvre pour lutter contre toutes les fraudes, quelles qu’elles soient. On a un comité directeur en novembre et je souhaite présenter les orientations pour être prêt dès le début de saison. On peut jumeler, coupler les rayons X, les caméras thermiques, le pesage des vélos puisqu’on sait combien pèse exactement une roue. Ce qui m’a parfois choqué, c’est que l’on contrôlait les cadres et pas les roues. Je ne veux pas qu’il y ait de doute. J’ai vu des coureurs sur qui on mettait le doute alors qu’ils roulaient sur une pente à 7-8 % en descente. Notre rôle, c’est de les protéger.(NDLR : A noter que sans attendre, le Tour de France s’est réjoui, par la voix de son directeur Christian Prudhomme, de cette priorité accordée à la crédibilité des coureurs.)

Quel message voyez-vous dans votre élection qui est aussi un désaveu pour le président sortant Brian Cookson ?

Les électeurs ont eu le sentiment d’avoir élu un président voici quatre ans et que ce n’était pas lui qui dirigeait l’UCI, quelle que soient ses qualités et sa passion pour le vélo. Il y a eu un message très fort : on veut un président qui soit un patron, qui nous écoute, qui soit à notre service. Que l’UCI soit tournée vers ceux qui en sont les membres, les fédérations nationales.

Comment voyez-vous les disciplines autres que la route ?

C’est un atout formidable. Ce qui fait la force du cyclisme, troisième sport olympique, et génère beaucoup de ses revenus, c’est l’ensemble de ses disciplines et, bien sûr, la piste qui est une discipline fondamentale. Il y a plein de choses à faire : le modèle économique de la piste ne fonctionne pas aujourd’hui. La piste marche excellemment tous les quatre ans et on a l’impression qu’elle s’endort un peu entre-temps. Il faut permettre aux athlètes de la piste de vivre de leur sport. C’est un produit qui peut être formidable pour la TV mais sur des formats relativement courts pour qu’on puisse faire la fête dans un vélodrome et regarder des matchs sur piste.

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