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Milquet sur le photomontage de Francken: «C’est facile de porter plainte...»

Selon l’ancienne présidente du CDH, le premier souci du moment est le « problème par rapport à la politique du fédéral envers les réfugiés ».

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L’ancienne présidente du CDH Joëlle Milquet, aujourd’hui députée bruxelloise, trouve la politique du fédéral envers les réfugiés problématique. «On doit être plus humanistes», a-t-elle estimé jeudi soir dans Jeudi en Prime, sur la RTBF.

Interpellée sur l’image diffusée par Ecolo J et montrant le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken affublé d’un uniforme allemand de la Seconde guerre mondiale, Joëlle Milquet a fait remarquer qu’elle était l’œuvre de jeunes. «Je ne pense pas que ça soit la chose de meilleur goût, mais ce sont des jeunes, et je trouve un peu facile de dire ’on va porter plainte’», a-t-elle commenté.

« Un grand problème dans la politique fédérale sur les réfugiés »

Pour Joëlle Milquet, cette polémique n’est pas le «premier souci du moment», et elle pointe «le grand problème par rapport à la politique du fédéral envers les réfugiés». «On doit être plus humanistes» avec des personnes qui fuient des situations de guerre ou de violences dans leur pays d’origine, a-t-elle expliqué. «Quand je vois ce que (la chancelière allemande) Angela Merkel a osé faire, je trouve que c’est très courageux.» L’Allemagne a accueilli plus d’un million de réfugiés ces dernières années, loin des discours de repli parfois entendus dans d’autres pays européens.

« Un accord dont on ne sait rien »

L’ancienne ministre de l’Intérieur s’est aussi montrée très critique envers la collaboration avec le Soudan, pour l’identification de migrants ne souhaitant pas demander l’asile en Belgique. «Nous avons un accord dont on ne sait rien, dont on ne voit pas de trace écrite, avec un président accusé de génocide», le Soudanais Omar el-Béchir, a-t-elle accusé.

En attendant, on laisse des personnes dormir dans un parc, ou on les emmène en centre fermé. «Est-ce que c’est une réponse? Est-ce que c’est comme ça qu’on traite les gens, des gens qui ne sont pas des criminels?», s’est-elle indignée. «Ca me choque, oui, qu’on enferme à nouveau des enfants en centre fermé. Et oui, nous avons un devoir d’accueil. Il y a une forme d’égoïsme collectif en Europe

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0 Commentaire

  • Posté par CARION JEAN, samedi 23 septembre 2017, 10:46

    Mme Milquet "surfe" et ergotte sur les mots et situations!!! Que je sache, elle fut jusqu'en 2011 ministre de l'Intérieur et de plus comme juriste elle devrait savoir que: "Dura Lex, Sed Lex"!

  • Posté par Christian Radoux, vendredi 22 septembre 2017, 2:54

    Si mes souvenirs sont bons, Mme Milquet avait menacé de porter plainte contre toute personne (et contre les journalistes en particulier) qui révèleraient l'identité des auteurs d'une certaine "escapade" (euphémisme...) scolaire et la nature des faits. Et là, il ne s'agissait pourtant pas d'insultes calomnieuses.

  • Posté par Gautier Yves, jeudi 21 septembre 2017, 23:06

    Rien à redire concernant notre devoir d'accueil. Mais où cela cloche: beaucoup de "campeurs" du Parc Maximilien ne veulent pas demander l'accueil en Belgique. Ils veulent absolument rejoindre l'Angleterre, mettant leur santé en péril et créant une situation intenable dans le quartier où ils se trouvent: Petit Calais. Ces personnes qui ont fui des conflits ou des situations économiques désastreuses ne peuvent pas forcer le bon vouloir d'un pays: l'Angleterre. Il faudra bien qu'ils acceptent l'hospitalité du pays où ils ont atterri. Ce serait la moindre. Quelque chose ne tourne pas rond dans la manière d'aborder certaines situations et les politiciens tous azimuts surfent là-dessus...

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