Michel sur l’accord avec le Soudan: «Je ne peux pas vous donner de document, il n'y en a pas»

Ce mardi, suite à la polémique suscitée par l’accueil d’une délégation d’officiels soudanais pour identifier leurs compatriotes parmi les migrants arrêtés au parc Maximilien à Bruxelles, le Premier ministre Charles Michel est entendu en commission de l’Intérieur à la Chambre pour répondre aux questions des députés.

En début de séance, l’opposition a réclamé la transmission des arrangements conclus avec le Soudan. Or, il semble qu’il n’y pas de document disponible. «Je ne dispose pas d’un document car il n’y a pas eu de décision formelle du conseil des ministres», a expliqué Charles Michel. Son cabinet a précisé ensuite que cela ne voulait pas dire qu’aucun document n’existe. « Mais il n’y en a pas au sein du gouvernement fédéral. » Il semblerait qu’il n’en existe pas davantage au sein de l’Office des étrangers. La porte-parole de l’administration nous précise qu’à sa connaissance, il s’agit d’un accord oral entre le secrétaire d’Etat Theo Francken et l’ambassadeur du Soudan, une procédure inhabituelle mais pas irrégulière.

D’autres cas similaires en Europe

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) l’affirmait sur les ondes de la Première ce lundi matin  : « L’UE, avec des socialistes et des écologistes dans les gouvernements, a conclu un accord avec le Soudan comme avec d’autres pays pour faire en sorte qu’on puisse travailler ensemble sur le volet migratoire. » Le ministre a ajouté que des retours forcés vers le Soudan sont également effectués par l’Allemagne et la Suède. Mais aussi la France. Ce lundi, le gouvernement français a confirmé avoir travaillé par le passé avec les autorités soudanaises afin qu’elles puissent identifier ses ressortissants présents dans l’Hexagone.

 
 
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