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Les tags n’ont plus droit de cité à Etterbeek

Le service « tags et répression » de la commune tire son premier bilan.

Temps de lecture: 3 min

Parmi les différents services du plan propreté de la commune, le service anti-tag est le dernier-né. Créé en 2016, il regroupe trois employés communaux chargés de repérer, nettoyer et, éventuellement, repeindre les murs ornés d’inscriptions ou de dessins intempestifs. Le bourgmestre est particulièrement satisfait par le bilan de ce service. « En 2016, 637 tags ont été détectés et nettoyés dans nos rues. C’est une très bonne chose pour le paysage urbain », indique le bourgmestre d’Etterbeek, Vincent De Wolf (MR). Plus de la moitié d’entre elles ont été nettoyées sur demande de particuliers.

Parmi ces tags, 173 ont été effectués sur du mobilier urbain : bancs, poubelles, poteaux, boîtes aux lettres, vitres, portes, volets ou encore horodateurs. « L’une des cibles préférées des tagueurs, ce sont les coffrets, ces boîtiers qui servent à protéger des installations électriques. Ils sont très souvent garnis d’inscriptions diverses », précise-t-il. Cette année, 286 tags ont été enlevés, dont 40 coffrets. 52 tags ont été repérés et sont en attente d’une remise à neuf. Soit plus de 900 interventions depuis la création du service.

Le service comporte aussi une section « répression ». « Nous avons déjà attrapé plusieurs de ces délinquants sur le fait, mais c’est assez rare. » Un agent constatateur ne suffit pas pour verbaliser le tagueur. C’est à la police de le faire. « On ne peut pas retenir le tagueur indéfiniment. Du coup, ils sont très difficiles à avoir. »

Le responsable du tag écope tout d’abord d’une amende administrative de plusieurs centaines d’euros. Mais ce n’est pas tout, la commune vient d’ajouter sa propre taxe : « Le montant de cette taxe varie en fonction de la surface du tag », explique le cabinet du bourgmestre.

Etterbeek est en guerre contre les tags et compte bien faire passer le message. Depuis le mois d’avril, les riverains qui laissent un tag sur leur habitation plus d’un mois sans intervenir, risquent, eux aussi, une amende. Elle peut grimper jusqu’à 350 euros.

Le travail des agents du service « Tags et répression » n’est pas toujours facile. « L’un de nos agents a été agressé quand il a attrapé un tagueur en flagrant délit. Il a dû être transporté à l’hôpital », explique le bourgmestre. Le service va très bientôt se développer et devenir, dans le même temps, plus écologique. « Nous allons acquérir un vélo-cargo dans le cadre de notre plan vélo. Une nouvelle équipe de peintres pourra charger son matériel dessus et aller où bon lui semble. Le conseil communal vient d’approuver cet achat », affirme le bourgmestre.

Pour faire enlever un tag de leur façade, les Etterbeekois doivent contacter le service Propreté de la commune. La demande doit être accompagnée de photos et d’informations concernant le type de matériau tagué.

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