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Charleroi: mouvement de grève chez Telesambre

La chaîne régionale a suspendu ce lundi la diffusion de ses programmes

Temps de lecture: 2 min

Expression d’un profond malaise pour les organisations syndicales, rupture de confiance pour la direction et le président de la chaîne Dimitri Kennes : à Charleroi, le licenciement du responsable technique de Telesambre a motivé une grève de 24h ce lundi, décidée en AG à l’unanimité moins une voix. Le dernier arrêt de travail remontait à 2013, lorsque le comité de gestion avait décidé de congédier l’ex-rédacteur en chef en lui octroyant le minimum légal. L’écran est de nouveau resté noir : ni JT ni émission diffusée.

L’entreprise occupe 35 techniciens, cadres et journalistes, elle vient de transférer son siège d’activité en centre-ville dans les bâtiments flambant neufs de Médiasambre qu’elle partage avec les équipes de la RTBF.

C’est la brutalité du licenciement et le timing que dénoncent les membres du personnel : dans un premier temps, un motif grave a été invoqué par la direction générale. Une décision qui intervenait trois semaines après le transfert des activités dans lequel le responsable technique avait joué un rôle clé. La permanente de la CNE Stephanie Paermentier est formelle : « Sans lui, il n’aurait pas été possible de réaliser les directs de la soirée inaugurale du 1er septembre. Telesambre a attendu la mise en route et le premier rodage de l’outil pour se débarrasser d’un cadre jugé gênant, qui comptait 30 années d’ancienneté. » Selon le front commun syndical Setca-CNE, il semble que la direction ait ouvert un dossier depuis des mois où elle accumulait des indices de fautes. Une réunion de concertation a été programmée pour la semaine prochaine : « Jamais nous n’avons refusé le dialogue », insiste le président. Qui tient à faire la part des choses en distinguant cet épisode qui fait partie de la vie d’une entreprise normale de l’inquiétude légitime née du déménagement, et du changement de structure. Pour Dimitri Kennes, « il n’y a pas de malaise. Le transfert a été correctement anticipé, il faut à présent trouver des solutions aux griefs avancés. »

 

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