Michel: «Nous menons une politique migratoire ferme mais humaine»

Michel: «Nous menons une politique migratoire ferme mais humaine»

Ce mardi, suite à la polémique suscitée par l’accueil d’une délégation d’officiels soudanais pour identifier leurs compatriotes parmi les migrants arrêtés au parc Maximilien à Bruxelles, le Premier ministre Charles Michel s’est exprimé en commission de l’Intérieur à la Chambre pour répondre aux questions des députés.

L’opposition a d’abord réclamé la transmission des arrangements conclus avec le Soudan. «  Je ne dispose pas d’un document car il n’y a pas eu de décision formelle du conseil des ministres », a expliqué Charles Michel. Le CD&V, dans la majorité au fédéral, s’est ému de cette manière de procéder. « Vu l’importance du dossier, son caractère sensible, il faut mettre en place une procédure stricte avec une intervention du gouvernement fédéral, notamment pour fixer les conditions », a indiqué Nahime Lanjri, députée CD&V.

Le Premier ministre a, lui, justifié et endossé en tous points la politique de Theo Francken.

« La mission d’identification était ponctuelle »

« Seuls deux Soudanais ont été renvoyés vers leur pays. Ils n’ont pas fait état de risques de persécution », a-t-il assuré.

Charles Michel a défendu Theo Francken : « Le secrétaire d’État a mené une mission d’identification dans le respect des dispositions internationales ». Il assure que la mission d’identification était « une mission ponctuelle, il n’y a pas eu d’accord en tant que tel. La Belgique dispose de coopération avec de nombreux pays, sans qu’il n’y ait nécessairement d’accord écrit. »

« Si nous voulons casser le business des passeurs, il faut des mesures fortes », a-t-il également expliqué.

Charles Michel s’en est par ailleurs pris à « ceux qui ont voulu salir l’image de la Belgique. Ils ont fait une erreur. Nous soutenons l’action européenne. » Le député Raoul Hedebouw a répliqué : « C’est Theo Francken qui salit l’image de la Belgique à l’étranger, pas l’opposition. »

Le Premier a aussi rappelé l’ambition du gouvernement de mener « une politique migratoire humaine mais ferme ». Il a assuré que « la légalité des dispositions mises en place est totale ».

 
 
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