Affaire Maëlys: le suspect a fait plusieurs allers-retours la nuit de la disparition de la fillette

La salle des fêtes, où Maëlys a disparu le 27 août. © AFP
La salle des fêtes, où Maëlys a disparu le 27 août. © AFP

Près d’un mois après la disparition de Maëlys, l’emploi du temps du suspect la nuit du mariage se précise mais ses explications ne convainquent toujours par les enquêteurs, qui ont établi, avec certitude que le suspect âgé de 34 ans, Nordhal L., s’est absenté de la fête dans le laps de temps qui correspond à la disparition de Maëlys.

Introuvable lors de la disparition

Le suspect s’est absenté une première fois à 21h30. D’après ses explications, il s’est rendu à la maison de ses parents, où il loge, pour s’assurer que ses chiens se portaient bien. De 22h30 à 23h30, il est parti acheter des bières qu’il a ensuite consommées avec un ami. Enfin, vers 00h30, il rentre chez lui pour se changer, après avoir vomi sur son short. Short que les enquêteurs n’ont toujours pas retrouvé puisque le suspect l’a jeté dans une poubelle publique, selon ses dires, pour éviter que sa mère ne le trouve.

Les parents de Maëlys partent à la recherche de leur fille vers 3h du matin. Maëlys a été vue pour la dernière fois vers 2h45. À ce moment-là, où se trouve Nordhal L. ? Personne ne le sait. Son téléphone portable est coupé : probablement un problème de réseau, selon le suspect. Son téléphone est à nouveau localisé vers 3h30, à quelques kilomètres de la salle. Le suspect explique avoir acheté de la cocaïne. Lorsque les gendarmes arrivent sur place vers 4h, il n’est pas là. Lors de sa première audition, Nordhal L. avait expliqué être absent parce qu’il participait aux recherches mais des invités au mariage ont contredit cette affirmation.

Des nouvelles recherches

Le lendemain du mariage, le suspect a nettoyé de fond en comble son véhicule vers 17h30. Un nettoyage qui interpelle fortement les enquêteurs, qui ont décidé de prélever des graisses automobiles et des eaux usées dans la station de lavage. Ils espèrent pouvoir identifier d’éventuelles traces ADN.

Le procureur de la République de Grenoble a confirmé ces nouvelles recherches. « On saisit tout ce que l’on peut trouver, on fait des recherches partout et il est normal que l’on fasse des recherches dans les eaux de lavage, dans des lacs, dans des endroits qui n’ont parfois rien à voir avec les faits », a-t-il expliqué.

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