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Un champion belge chez Floyd Mayweather

Un champion de Belgique de boxe qui va s’entraîner chez Floyd Mayweather, c’est comme si un joueur de football de division amateur mettait le cap sur le Real Madrid. C’est pourtant le pas que Jessy Petit-Jean s’apprête à franchir. Il veut se donner les moyens de ses ambitions.

Temps de lecture: 4 min

Jessy Petit-Jean est bien décidé à passer à la vitesse supérieure. Après avoir raflé le titre de champion du monde de kick boxing et s’être adjugé celui de Belgique en boxe anglaise, il veut réaliser de grandes choses dans le noble art. Il a osé défier Manny Pacquiao, qui n’a pas encore donné de réponse, il y a un peu plus d’une semaine. Une invitation lancée quasiment au nom de tous les boxeurs anonymes qui suent sang et eau tous les jours sans jamais pouvoir recevoir une chance de se mesurer aux plus grands. Un geste posé en son âme et conscience.

Le jeune homme se sent capable de passer un palier et a décidé de mettre tous les atouts de son côté pour y parvenir. La semaine dernière, il a réalisé le voyage jusqu’à Las Vegas, via Montréal. Le but, parfaire sa boxe chez les plus grands. Au Québec, il fut reçu dans la salle de Howard Grant. Ce dernier et son frère, Otis (ancien champion du monde WBO des poids moyens), ont ouvert un club très prisé où s’entraînent des combattants comme Lucian Bute (champion du monde IBF) ou encore Adonis Stevenson (actuel champion du monde mi-lourds WBC). Là, les portes lui sont grandes ouvertes. «  J’ai été accueilli comme un membre de la famille », explique Jessy Petit-Jean. « J’ai senti les propriétaires concernés par ma personne, par ma boxe. » Et pour cause, ils connaissent déjà le Belge puisqu’ils lui ont permis, il y a quelques années, de travailler son anglaise avec Adonis Stevenson en personne. « Huit ans après, Howard Grant s’est souvenu de moi ! »

Deux jours plus tard, direction Las Vegas, La Mecque de la boxe. L’objectif était clair : frapper à la porte du centre d’entraînement de Floyd Mayweather, le plus grand champion contemporain. Jessy Petit-Jean et son coach ont passé le pas de la porte sans la moindre appréhension. Et là, la révélation. « Mayweather n’était pas là, mais il se dégageait un truc fort. Je me sentais chez moi. 30 types s’entraînaient comme des forçats, essentiellement des Mexicains et des Afro-Américains. On sentait qu’ils avaient tous la rage au ventre. Ils cognaient dur. Je n’avais envie que d’une chose : mettre les gants et m’entraîner avec eux. »

Nullement désarçonné par la présence des deux Belges accompagnés d’un traducteur, le propriétaire s’est avancé vers eux, contournant les deux rings que possède l’établissement, pour faire plus ample connaissance. « Lorsqu’il a découvert le CV de Jessy, il n’a émis aucune réserve quant au fait qu’il puisse venir s’entraîner quand il le souhaiterait », raconte Marc Petit-Jean, l’entraîneur.

S’entraîner chez Floyd Mayweather est évidemment réservé aux véritables boxeurs, M. Tout-le-monde ne peut le faire, mais le coût est relativement abordable. « On nous a dit qu’il nous en coûterait 75 dollars par mois pour accéder à la salle et disposer de l’équipement présent. Si nous désirons un coach, c’est 75 dollars supplémentaires, par semaine cette fois. Vraiment, nous ne nous attendions pas à un tel accueil ! » Tout cela avec la possibilité de progresser sous l’œil attentif de l’entourage de Floyd Mayweather.

Tous les doutes de Jessy Petit-Jean se sont envolés. Dès son combat du 18 novembre prochain entériné, il prendra la direction du continent américain. « Je veux y aller le plus vite possible. Là-bas, on ne pense que boxe, pas question de se promener avec un GSM dans la salle comme c’est trop souvent le cas en Belgique. Le seul mot d’ordre est entraînement. Si tout se passe bien, je vais m’exercer chez Howard Grant en décembre. Là, je tenterai de parfaire ma boxe au maximum, notamment au niveau de la technique, dans un environnement optimal. Ensuite, probablement fin janvier début février, je mettrai le cap sur Las Vegas et la salle de Floyd Mayweather. Il n’y a certainement pas mieux au monde pour faire du sparring-partner. Il est possible de réaliser 10 rounds avec 10 adversaires différents de grande valeur. Et je considère que c’est la partie de l’entraînement la plus efficace pour progresser. » Pas question donc pour le Liégeois de se reposer sur ses lauriers. « Non, je sais où je veux aller », claque-t-il. Et il a décidé de s’en donner les moyens.

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