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Ligue des champions: le PSG bat le Bayern Munich (3-0)

Le FC Barcelone (au Sporting Lisbonne) et la Juventus (face à l’Olympiacos) se sont imposés.

Temps de lecture: 6 min

A Paris, les recrues Neymar et Kylian Mbappé donnent désormais autant le tournis que les chiffres du mercato d’été: le Bayern Munich l’a appris à ses dépens en se faisant rosser par ce nouveau Paris SG (3-0), mercredi lors de la 2e journée de la phase de poule de Ligue des champions.

Le PSG, qui passait son premier gros test dans la cour des grands d’Europe depuis que son mercato à plus de 400 millions d’euros (pour attirer Neymar et Mbappé), a vécu une soirée parfaite face à un pâle Bayern Munich. Il prend la tête de son groupe B de Ligue des champions.

Dani Alves, lui aussi arrivé cet été, a rapidement ouvert le score sur un service en or de ’Ney’ (2e), Edinson Cavani a inscrit le deuxième but sur un caviar de Kylian Mbappé (31e) et Neymar y est allé de son but après un nouveau numéro de la pépite française (63e).

Mieux encore: si les recrues ont été au niveau attendu vu les sommes déboursées par Paris — le Parc a salué la prestation de Kylian Mbappé par une standing ovation à sa sortie (79e)-, l’ensemble de l’équipe s’est haussé à la hauteur de l’enjeu. Le capitaine Thiago Silva a été impitoyable en défense centrale, Thiago Motta royal dans la distribution du jeu, Edinson Cavani encore décisif. Et, dans les buts, Alphonse Aréola a été irréprochable de bout en bout, bien qu’un peu hésitant sur les sorties aériennes.

Le PSG d’Unai Emery avait certes déjà brillé cette saison en remportant ses huit premiers matches de la saison, dont un premier match de Ligue des champions survolé 5-0 au Celtic Park de Glasgow.

Mais il restait sur un match nul décevant à Montpellier (0-0) et surtout sur une polémique quant au tireur de penalty, opposant Neymar à Cavani. Mercredi, les deux hommes se sont donné deux accolades et la démonstration de l’équipe devrait calmer la polémique.

Car il a, par moments, flotté des airs de Saint-Valentin dans ce Parc des Princes: le dernier match de Ligue des champions qui s’y était déroulé, le 14 février, avait été la même démonstration collective face à un autre cador, Barcelone (4-0), en huitième de finale aller de la précédente édition de Ligue des champions.

Le souvenir du match retour, le cuisant 6-1 à Barcelone, relativise peut-être un peu la performance parisienne. D’autant que si celle-ci est indéniablement excellente, le PSG n’a quand même pas battu le meilleur Bayern Munich de l’histoire récente.

Les choix de Carlo Ancelotti n’ont pas été gagnants: sur les ailes, il a préféré au duo Franck Ribéry — Arjen Robben, Thomas Müller et James Rodriguez, qui n’ont que peu pesé sur le match. L’Italien a même dû opérer deux changements à la pause, en faisant entrer l’ancien Parisien Kingsley Coman et l’Allemand Sebastian Rudy (à la place de James et Corentin Tolisso).

Déjà contesté en Allemagne, l’Italien jouait gros sur ce match et la prestation de son équipe risque de ne pas calmer les ardeurs de ses détracteurs. La défaite pourrait aussi embarrasser ses dirigeants, si critiques du modèle de développement dopé aux millions d’euros du PSG.

Grâce à ce succès, Paris a en tout cas démontré que si «l’argent ne marque pas de buts», comme l’avait asséné Robben avant la rencontre, débourser 400 millions d’euros pour deux joueurs de grande classe aide quand même à briller dans les grandes joutes européennes.

Ce mercato n’est pas sans risques puisque le club est désormais visé par une enquête de l’UEFA quant à sa «conformité avec l’exigence de l’équilibre financier». Mais sportivement en tout cas, les arrivées d’Alves, ’Ney’ et Mbappé semblent bien faire du PSG un candidat plus que jamais crédible à un joli parcours européen. Dans la cour des grands.

Atlético - Chelsea (1-2)

Un coup de poignard de Michy Batshuayi in extremis a permis à Chelsea de battre 2-1 l’Atletico Madrid pour la grande première en Ligue des champions du nouveau stade des «Colchoneros», renvoyés à une troisième place déjà délicate dans le groupe C.

Cela se passait mieux dans l’antique Vicente-Calderon! Malgré une chaude ambiance au stade Metropolitano, l’Atletico n’est pas parvenu à s’imposer: Antoine Griezmann a ouvert le score contre le cours du jeu sur un penalty (40e) mais Chelsea a égalisé grâce à une tête d’Alvaro Morata après un centre d’Eden Hazard (60e) avant qu’un autre Belge, Michy, ne marque au bout du temps additionnel (90e+4).

C’est la deuxième contre-performance en deux journées pour l’Atletico, qui n’a déjà plus le droit à l’erreur: l’équipe de Diego Simeone se retrouve troisième de la poule C (1 pt) derrière Chelsea (6 pts) et l’AS Rome (4 pts) et ne devance que le club azerbaïdjanais de Qarabag (O pt)... C’est aussi un coup d’arrêt à domicile pour les «Colchoneros», qui n’avaient concédé qu’une seule défaite en 23 matches européens au Calderon sous l’ère Simeone...

Mais le charme de la nouveauté n’a pas opéré mercredi au stade Metropolitano (68.000 places), face à des «Blues» bien organisés et appliquant un pressing étouffant, à l’image du Français N’Golo Kanté.

Griezmann avait pourtant ouvert le score: après avoir inscrit en Liga le tout premier but de l’histoire du stade, le Français a aussi baptisé l’enceinte sur la scène européenne, sous les yeux de l’attaquant Diego Costa, transféré mardi à l’Atletico en provenance de... Chelsea.

«Grizi» a été bien aidé par l’inconséquence du défenseur brésilien de Chelsea David Luiz, coupable d’un tirage de maillot grossier sur son vis-à-vis français Lucas Hernandez.

Un but chanceux pour Griezmann, très en difficulté dans cette rencontre. Et un avantage providentiel pour l’Atletico, malmené par l’étincelant Eden Hazard. Le meneur de jeu belge, dont c’était la première titularisation dans un grand match depuis sa blessure à une cheville en juin, a fait admirer ses dribbles et sa capacité à jouer entre les lignes.

Hazard a notamment expédié une frappe soudaine sur le poteau de Jan Oblak, battu (13e). Pour le stopper, il a même fallu un vilain tacle de Griezmann, averti sur l’occasion (54e)...

Dans le sillage du Belge, c’est Chelsea qui a pris l’ascendant dans un match où l’Atletico a été méconnaissable. Gêné par le pressing des «Blues», le onze «rojiblanco» manquait de liant entre ses lignes...

Après la pause, l’inévitable Hazard a trouvé aux six mètres la tête décroisée de Morata pour l’égalisation (60e). Laquelle a été fortement sifflée par le public «colchonero» eu égard au passé de l’avant-centre espagnol, ex du Real Madrid...

Si Chelsea a eu deux grosses occasions pour prendre l’avantage (Fabregas 62e et Morata 74e), le rythme du match est brusquement retombé: les Londoniens semblaient satisfaits du nul et les Madrilènes craignaient sans doute d’en prendre un deuxième... Ce qui a fini par arriver avec une reprise à bout portant de Batshuayi (90e+4) qui a douché l’enthousiasme européen des «Colchoneros».

Pour l’Atletico, finaliste de la C1 en 2014 et 2016, la route des huitièmes passe désormais par la double confrontation contre Qarabag, a priori l’équipe la plus faible du groupe. Et cette fois, il faudra gagner!

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