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Les véhicules polluants interdits à Bruxelles: votre voiture est-elle concernée?

Tout savoir sur la zone de basse émission qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2018 à Bruxelles

Temps de lecture: 3 min

La Région bruxelloise a mis en place une zone de basse émission qui exclut progressivement les véhicules les plus polluants dès ce 1er janvier 2018. Objectif : lutter contre la mauvaise qualité de l’air à Bruxelles.

La zone d’interdiction couvrira l’ensemble des 19 communes, à l’exception du ring et de certaines voiries permettant d’accéder aux parkings de transit du Céria, de Stalle et de Kraainem.

Quels sont les véhicules concernés

Ils s’agit de l’ensemble des voitures, camionnettes de moins de 3,5 tonnes et bus.

L’interdiction sera progressivement mise en place. Pour les véhicules diesel, elle touchera les véhicules sans norme Euro et Euro 1 dès 2018, Euro 2 en 2019, Euro 3 en 2020, Euro 4 en 2022 et Euro 5 en 2025.

Pour les véhicules essence, les véhicules sans norme Euro et Euro 1 seront interdits en 2019 et Euro 2 à partir de 2025.

Comment connaître la norme Euro d’un véhicule

La norme Euro, une norme environnementale européenne, est indiquée sur la carte grise du véhicule. Il est également possible de la retrouver en indiquant son numéro de châssis sur www.ecoscore.be.

Pourquoi les restrictions sont plus importantes pour les véhicules diesel

© AFP
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L’instauration de cette zone de basse émission a pour but de diminuer les émissions de polluants les plus nocifs pour la santé, « à savoir les oxydes d’azotes, les particules fines et notamment les black carbon (BC) », peut-on lire sur lez.brussels, un site spécialement mis en place par la Région. « L’impact, en termes d’émissions de polluants sur notre qualité de l’air est plus important pour les véhicules diesel que pour les véhicules essence en termes d’émissions d’oxyde d’azote et de particules fines. C’est pourquoi il a été décidé de fixer des critères d’accès plus restrictifs pour les véhicules diesel ».

Les contrôles

140 caméras intelligentes seront installées pour contrôler les véhicules polluants dans la zone de basse émission. Les contrevenants risquent une amende de 350 euros.

Les dérogations

Les véhicules qui ne répondent pas aux critères d’accès à la zone de basse émission pourront obtenir une dérogation d’accès au territoire de 8 jours d’accès par an.

Les exceptions

Les véhicules suivants ne sont pas concernés par lé régime d’interdiction : les deux-roues motorisés (catégorie L), les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes conçus pour le transport des marchandises (catégorie N2 et N3), les tracteurs agricoles ou forestiers (à chenille et à roue), les véhicules électriques ou roulant à l’hydrogène, les autocaravanes, les véhicules de la police, des pompiers, de l’armée, de la protection civile ou encore les ambulances, les véhicules « oldtimes », les véhicules adaptés au transport de personnes handicapées, les véhicules spécialement équipés pour l’entretien et le contrôle d’infrastructures et d’installations d’intérêt général, les véhicules adaptés spécialement pour les marchés, les foires, les parades et les commerces ambulants (foodtruck).

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16 Commentaires

  • Posté par Poullet Albert, vendredi 28 décembre 2018, 15:31

    vive les gilets jaunes !

  • Posté par Vandame Marc, lundi 1 janvier 2018, 22:49

    Il aurait été plus juste d'interdire simplement les immatriculations ou les ré-immatriculations des véhicules concernés. Cela colle à l'idée (fausse pour ma part) que cela va améliorer la qualité de l'air. Mais plus juste parce que cela met tout le monde sur le même pied d'égalité. Les véhicules en service restent mais ne peuvent plus être réimmatriculé dans les zones LEZ. Cela évite l'inégalité, je pense inconstitutionnelle, engendrée entre ceux qui sont obligés d'en acheter un autre et ceux qui ne doivent pas. Quand on sait que les nouveaux véhicules doivent tricher pour être dans les normes, que les avions non seulement ne sont pas touchés mais circulent impunément sur nos zones les plus peuplées, que les bateaux brulent et envoient toutes les crasses qu'ils veulent dans l'air, que les chauffages des maisons rejettent également un paquet de crasses, mais là silence jusqu'en 2030. Bizarre n'est-ce pas qu'en plus il n'y a aucune voirie d'accès autorisée au sud de Bruxelles, toutes sont situées ailleurs. Bizarre n'est-ce pas que 5 années de production de voiture soit sacrifiée (de 92 à 97). Pour ceux qui en sont propriétaires ils ont vraiment le sentiment que ce n'est pas juste et qu'ils sont les seuls à être touchés. Il est encore temps de simplement interdire les immatriculations de ces véhicules. Personne n'est lésé et à terme le but sera atteint. C'est un moyen équitable et efficace, ce qui n'est pas le cas de ce qui s'est mis en place ce 1er janvier 2018 avec la LEZ Bruxelles

  • Posté par Arnould Philippe, lundi 1 janvier 2018, 20:07

    Merci au gouvernement Bruxellois de nous programmer l'obsolescence de plein de véhicules. ;)

  • Posté par Arnould Philippe, lundi 1 janvier 2018, 20:02

    Bref, fliquer encore le peuple. Ça ressemble de plus en plus à la RDA…

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 1 janvier 2018, 14:17

    Mon avis, c'est que c'est beaucoup trop frileux comme mesure et que cela n'aura que peu d'influence sur le polution, tant les exceptions sont importantes. C'est purement symbolique, pour dire qu'on fait quelque chose, alors qu'en fait, on ne fait rien de bien sérieux. Il eu fallu appliquer cette mesure à TOUS les véhicules, sans exception. Il eu fallu imposer une taxe d'entrée en ville, proportionnelle au facteur polluant du véhicule, et l'appliquer à TOUS les véhicules. Et surtaxer de toutes manières les véhicules les plus polluants. TOUS les véhicules. Il eu fallu décider d'interdir TOUS les véhicules à combustion interne en ville pour 2030, comme l'ont déjà décidé de grandes villes européennes. Il eu fallu favoriser l'adoption de véhicules 100% électiques par des primes réellement attractives et favoriser l'installation de nombreux points de recharge publics. Il eu fallu terminer le RER il y a 10 ans comme c'était prévu. Il eu fallu électrifier TOUTE la flotte des bus de la stib, comme c'est en train de se faire ailleurs (en Chine entre autres), et construire de nouvelles lignes de métro et de tram qui s'étendent bien au dela des limites de la région avec des parking de dissuasion aux extrémités. Il eu fallu... Mais nos politiciens ne voyent pas plus loin que le boût de leur nez, en tous cas pas au-delà des prochaines élections. Ils ont décidé en 2003 de sortir du nucléaire en 2025 (22 ans plus tards!) mais après 25 ans qu'est-ce qui a été fait pour que cela soit possible? Réponse: RIEN. Ou si peu. Après cela, la NVA a beau jeu de plaider le report de la sortie du nucléaire. La bonne excuse, comme d'habitude, c'est qu'on n'a pas les sous pour faire tout cela. Mais les sous, ça se trouve quand on veut vraiment en trouver. On trouvera bien les sous qu'il faut pour remplacer les F-16...

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