1.000 employés quitteront prochainement ING Belgique

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Jeudi après-midi, l’heure était au premier bilan chez ING Belgique. Dans le cadre d’un comité de suivi (un organe de communication hebdomadaire mis en place après qu’un accord social a été trouvé), la direction avait rendez-vous avec les syndicats pour leur communiquer les premiers résultats des différents plans de départs volontaires proposés aux employés.

Au total, 966 personnes ont répondu à l’appel : 796 employés âgés de 55 ans et plus partiront prochainement à la retraite anticipée et 170 autres ont accepté de démissionner en échange d’un accord financier dont 40 pour créer leur propre entreprise (la banque propose, dans ce cas de figure, une aide supplémentaire).

Quid des licenciements secs ? Vingt-deux personnes ont déjà été remerciées. Un nombre qui gonflera d’ici à la fin de l’année. Dès lundi, la première phase de « redéploiement » pour 2.200 membres du personnel prendra en effet fin. Traduisez le langage ING par : ces plus de 2.000 employés, issus principalement des départements centraux de la banque (product management, marketing, digital channels, IT…), avaient depuis le mois de juin entamé une procédure de réorientation. En d’autres mots, ils devaient postuler pour leur job actuel si celui-ci subsiste dans l’organigramme de la banque ou pour un autre poste. Les malheureux qui n’ont pas trouvé leur place dans la nouvelle structure passeront dès lundi prochain dans le « job accelerator », où on les aidera à postuler à nouveau au sein du groupe. Si à nouveau, la démarche est un échec, ces derniers seront licenciés.

Pour rappel, le 3 octobre dernier, ING Group a annoncé un vaste plan de restructuration mondial, impliquant la perte de 3.150 emplois dans sa division belge (soit un tiers de l’effectif). Après plusieurs mois de négociations dans le cadre d’une procédure Renault, les syndicats ont obtenu une baisse substantielle du nombre de licenciements secs : 1.700 étaient prévus à l’origine par la direction néerlandaise, entre 900 et 400 personnes quitteront finalement la banque dans les cinq ans). Une fourchette conditionnée principalement au succès d’un plan de départs anticipés et volontaires.

Précisons qu’ING a également engagé ces derniers mois 235 nouveaux collaborateurs.

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