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Les réfugiés devront déménager de la caserne de Belgrade

Une enquête publique concernant une demande d’expropriation du Domaine militaire de Belgrade est en cours. Le BEP souhaite acquérir les lieux pour en faire un parc d’activités économiques urbain. Les réfugiés devraient vider les lieux, en partie ou totalement.

Temps de lecture: 3 min

Les réfugiés qui sont actuellement abrités à la caserne militaire de Belgrade risquent d’être amenés à déménager. Ils devront quitter les halls qu’ils occupent actuellement pour intégrer d’autres bâtiments du site, ou dans le pire des cas, quitter Belgrade. Mais on n’en est pas encore là…

Une enquête publique est en cours, jusqu’au 18 octobre. Elle porte sur une demande de reconnaissance et d’expropriation du Domaine militaire de Belgrade. À l’origine de cette demande : le BEP (Bureau économique de la Province de Namur) qui souhaite acquérir une partie des lieux pour les reconvertir en parc d’activités économiques urbain (lire par ailleurs). Soyons clairs : il ne s’agit pas du tout d’exproprier les réfugiés. « Avant leur arrivée, la Défense a fait savoir qu’elle souhaitait vendre le Domaine. Nous avons donc saisi l’opportunité », explique Olivier Granville, directeur du secrétariat général du BEP. Aujourd’hui que le dossier du parc d’activités est monté, le BEP poursuit sa logique. « Et s’il est question d’expropriation, c’est simplement parce qu’il s’agit d’une procédure qui s’applique en cas de vente d’un bien entre deux acteurs publics », précise le directeur. Une fois l’enquête publique bouclée, ce sera au ministre Di Antonio de donner son accord sur le dossier. « Nous attendons sa décision dans le courant du premier trimestre 2018. » Ensuite, le BEP espère bien pouvoir procéder à des travaux et souhaite donc que le site soit libre d’occupation. À tout le moins les halls dans lesquels des infrastructures ont été installées pour accueillir les 300 réfugiés présents à Belgrade. Ce qui ne fait évidemment pas du tout les affaires du département Accueil des demandeurs d’asiles (ADA) de la Croix-Rouge (lire par ailleurs).

« Si le dossier évolue favorablement, nous aimerions rencontrer la Croix-Rouge dès le printemps prochain pour établir un calendrier. Nous ne voulons évidemment pas disposer des lieux du jour au lendemain », rassure Olivier Granville.

Une cohabitation possible?

Le projet ne porte en effet que sur une partie du Domaine militaire : une section non bâtie et les six halls polyvalents de la caserne. « Le centre pour réfugiés pourrait très bien déménager dans les bâtiments administratifs qu’ils occupent déjà en partie. Un accord est tout à fait possible », précise-t-il, laissant ainsi une ouverture à la cohabitation.

« Nous comprenons tout à fait que la Croix-Rouge soit dans l’embarras. Mais malheureusement d’un côté, la Défense nous a sollicités et de l’autre, elle a loué ses locaux à la Croix-Rouge. »

Le BEP tient cependant à voir aboutir son projet qui représente tout de même un budget d’environ 12 millions d’euros pour l’acquisition et les frais d’infrastructure. « Ce parc permet d’amener un autre type d’offre sur le territoire. Mais nous sommes bien entendu ouverts à la discussion. »

 

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