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Référendum en Catalogne: Charles Michel condamne les violences

Le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon a lui aussi condamné une « violence inacceptable dans un processus démocratique ».

Temps de lecture: 2 min

Le Premier ministre Charles Michel a condamné dimanche la violence qui marque le déroulement du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Il est ainsi le premier chef de gouvernement de l’Union européenne à le faire.

«  La violence ne peut jamais constituer une réponse ! Nous condamnons toutes les formes de violence et réaffirmons notre appel au dialogue politique », a écrit M. Michel sur Twitter, parlant du référendum catalan.

Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a remercié le Premier ministre « pour son engagement contre la violence et son appel au dialogue politique ».

Le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon a lui aussi condamné sur ce réseau social une «  violence inacceptable dans un processus démocratique ».

Le président de la N-VA Bart De Wever a fait de même : «  Pas de place en Europe pour des responsables politiques qui recourent à la violence. Ceux qui continuent de rejeter un appel à une médiation internationale nient la démocratie ».

Le président du PS, Elio Di Rupo, a quant à lui estimé que «  quelle que soit notre opinion sur le référendum catalan, rien ne justifie de telles violences au cœur même de l’UE. »

Son homologue du CD&V Wouter Beke a lui aussi condamné les violences et plaidé pour le dialogue, de même que la présidente de l’Open VLD Gwendolyn Rutten. Pour la présidente de Groen Meyrem Almaci, cette violence ne fait «  que des perdants ». Tandis que Patrick Dupriez (co-président d’Ecolo) ironisait sur ce que l’histoire retiendra de la «  contribution majeure » de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, à l’indépendantisme catalan.

À lire aussi Référendum en Catalogne : le silence embarrassé de l’Union européenne

La police espagnole est intervenue en force dimanche en Catalogne pour empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination, interdit par l’Etat espagnol. Les policiers anti-émeutes ont, selon des témoins, utilisé des balles en caoutchouc à Barcelone où des milliers de personnes étaient descendues dans la rue tôt le matin pour prendre part au scrutin. Les manifestants ont aussi tenté de protéger les bureaux de vote lorsque la police y a pénétré de force pour saisir des urnes et le matériel de vote.

 

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  • Posté par Bricourt Noela, dimanche 1 octobre 2017, 18:39

    Que fallait-il faire? Comme toujours, la critique est aisée, mais l'art est difficile. Regardons les conséquences du brexit né aussi d'un referendum organisé par la volonté de quelques uns qui sont partis dès que le résultat fût connu. Maintenant c'est la population entière qui va en payer les conséquences. Fallait-il faire la part belle aux beaux parleurs de tous bords? Fallait-il protéger une grande partie des catalans qui ne souhaitent pas cette indépendance contraire à la constitution espagnole à la création de laquelle ils ont participé? Eux aussi ont manifesté contre l'indépendance et contre le référendum. Ne se seraient-ils pas sentis abandonnés par le pouvoir? Il n'y a pas de réponse simple à ces questions. Il n'y à qu'à...il ne fallait pas...nous on....ce n'est pas vrai car c'est très compliqué.

  • Posté par Dessers Jacques, dimanche 1 octobre 2017, 17:57

    Même si je n'approuve en aucune manière l'utilisation de la force, il n'en reste pas moins que le président de la Catalogne est responsable de ce qui arrive. Il incite la population à aller voter sachant que les violences seront inévitables. Mais lui, bien au chaud, protégé par ses gardes du corps, ne prend aucun risque bien sûr. Comme toujours, les plus 'faibles' prennent les coups et les plus 'forts' se protègent et se renforcent. En ce qui concerne les velléités d'indépendance des régions, imaginez un instant ce qui arriverait si tous les indépendantistes d'Europe venaient à revendiquer la sécession : Ecosse, Corse, Flandre, Bretagne, etc. etc. ...l' Europe ressemblerait plus que jamais à un grand b.... Et dire que tous se prétendront ensuite 'citoyens du monde'. Pitoyable...

  • Posté par Temmerman Martine, dimanche 1 octobre 2017, 17:18

    L'indépendance, ça se réfléchit, puis ça se pense... puis le cas échéant, ça se met en place & ça se réalise... mais ce jour là, on commence en partant de rien avec son potentiel pour seul bagage... Basta ! Le GDL est indépendant, vit de ses propres ressources ou revenus et ne fait l'aumône auprès de personne... Ils ne sont que quelques centaines de milliers d'habitants... Il faut tout rappeler à ceux que l'aventure tente...

  • Posté par CARION JEAN, dimanche 1 octobre 2017, 18:40

    Le GDL, comme vous dite!, est indépendant depuis 1839 conséquence de la révolution belge de 1830...auquel le Grand Duché a participé au côté des Belges, mais fut séparé en deux entités Est (Germanophone) et ouest (romane).....l'Histoire vous démontre que le GDL fut "balloté" d'un Etat à l'autre depuis .....l'antiquité "Gallia Belgica" bref: " Mir wëlle bleiwe wat mir sinn "

  • Posté par Jean-Claude LEFEBVRE, dimanche 1 octobre 2017, 16:03

    Comment une Catalogne indépendante pourrait-elle vivre en quittant de facto l'UE? Une demande d'adhésion demande minimum deux ans et l'accord des 28 membres actuels à l'unanimité. Imaginez Madrid dire OUI!!! Ceci dite cette violence pourrit éventualité d'un nouveau dialogue

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