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Herman Dehennin: «J’ai organisé les funérailles de Léopold III et le mariage d’Astrid»

Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 3 min

Herman Dehennin fut grand maréchal de la Cour, de 1981 à 1985, sous Baudouin donc. L’un des derniers : « Après moi, il y en a encore eu trois. » Ambassadeur, il avait accueilli le Roi au Rwanda pour une visite de trois jours. C’est ainsi qu’il fut plus tard choisi par Baudouin.

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Il nous raconte son ancien métier au Palais.

En quoi consistait, au quotidien, votre travail de grand maréchal ?

Il s’agissait d’organiser la vie publique du chef de l’Etat. C’était très varié. Il fallait organiser les contacts avec la population, les visites de terrain, les entretiens, la participation à des manifestations culturelles ou à de grands événements économiques, les rencontres scientifiques, les déplacements en Belgique et à l’étranger, les audiences d’ambassadeurs pour leurs lettres de créance, les réceptions, les cérémonies… J’avais aussi des contacts réguliers avec les organismes internationaux à Bruxelles, comme l’Otan ou l’Union européenne. Et j’étais à la tête du personnel civil. Je travaillais en collaboration avec quatre personnes : le maître de cérémonie (devenu chef du protocole), qui finalisait les visites, veillait à ce que tout se passe bien ; le secrétaire de la reine, qui intervient dans l’organisation des activités communes au couple royal ; le commandant des Palais, responsable de la gestion du personnel du Palais (chauffeurs, comptables, sécurité,…) ; et un conseiller économique m’aidait pour les aspects économiques, sociaux,… des visites. J’avais aussi des réunions régulières avec le chef de cabinet, le chef de la Maison militaire et l’intendant de la liste civile, pour nous tenir au courant. Et la relation avec le cabinet du prince héritier, Albert, entrait aussi dans mes compétences. Enfin, je participais à l’organisation des activités des jeunes princes, comme Philippe et Laurent.

De toutes ces tâches, quelle était la plus importante ?

Tenir le Roi au courant des invitations pour les différentes visites et lui donner mon avis ; mais aussi proposer des activités, comme assister à l’anniversaire d’une association importante, visiter une entreprise ou une université, se rendre à l’étranger, avoir une rencontre privée ou officielle ; et également répondre aux propositions d’Etats étrangers. Lorsque j’étais grand maréchal, le pape Jean-Paul II est ainsi venu en visite semi-officielle ; le président Mitterrand est venu aussi, ainsi que les présidents d’Algérie, du Portugal, de Grèce. Et il y avait les visites privées de la Reine des Pays-Bas ou de la famille grand-ducale du Luxembourg.

Vous aviez un accès régulier au Roi ?

J’avais un entretien avec lui quasi tous les jours. Officiellement, deux fois 1h30 par semaine, mais aussi plus informellement, dans la voiture lors des déplacements par exemple.

Quels sont vos plus grands souvenirs au Palais ?

L’organisation des funérailles du roi Léopold III et du prince régent Charles en 1983, et du mariage de la princesse Astrid en 1984. Mais je garde aussi en mémoire les promenades dans les Ardennes avec le roi Baudouin, dans une atmosphère amicale. Fin 85, j’ai encore eu le plaisir d’être invité à dîner à Laeken.

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