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Les élus muselés par leur parti : «On ne peut plus rien dire, sinon on est puni»

De plus en plus souvent, la ligne politique officielle est la seule exprimée. Les opinions personnelles ne sont pas annihilées, mais elles se raréfient. Explications et témoignages.

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Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 8 min

Il n’est pas aisé pour un libéral de désapprouver la collaboration avec les autorités soudanaises pour identifier les migrants. Contester la rupture brutale avec le PS dans les gouvernements régionaux ne l’est pas davantage pour un élu CDH. Juger qu’Elio Di Rupo devrait céder la présidence du parti ne se fait pas à visage découvert au Parti socialiste. Les exemples se multiplient à l’envi, quel que soit le parti concerné. Avant de s’exprimer publiquement, de dépasser le «off the record», il est souvent nécessaire d’en référer à la hiérarchie. Pour, la plupart du temps, finalement se ranger à la position officielle du parti.

Depuis quelques années, la parole des parlementaires semble donc de plus en plus muselée.

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2 Commentaires

  • Posté par François Lemaire, mercredi 4 octobre 2017, 16:09

    Il y a des solutions à ce problème. Adopter un mode de scrutin comparable à ce qui se fait en Allemagne, ou pour la Knesset. C'est à dire faire entrer plus de partis au Parlement. Au moins aux parlements régionaux, vu les difficultés communautaires.

  • Posté par Renette Michel-julien, mercredi 4 octobre 2017, 12:31

    Vu le lissage actuel des personnalités à l'intérieur d'un parti,quel qu'il soit, un jour, l'opinion publique (la rue) obligera ces mêmes partis à leur accorder ce qu'ils demandent. Je crains que l'on n'en arrive, un jour, à cette fin, que les gens soient tellement à bout de tout qu'ils ne recourent à la violence aveugle et désespérée.

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