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Service minimum à la SNCB: l’opposition redoute «le chaos» sur les quais

La commission de l’Infrastructure a examiné mercredi le projet de loi qui traduit l’un des engagements les plus controversés du gouvernement fédéral, à savoir la mise en place d’une forme de service garanti en cas de grève du rail.

Temps de lecture: 2 min

Le régime de continuité du service qui sera mis en place dans les chemins de fer mettra fin à l’incertitude actuelle en cas de grève, a affirmé mercredi le ministre de la Mobilité, François Bellot, devant la commission de l’Infrastructure de la Chambre.

Le texte impose un délai de préavis de huit jours avant la grève. Les agents dont la fonction est essentielle au service devront faire savoir 72 heures avant l’action s’ils y participent ou non. En fonction des effectifs disponibles, la SNCB et Infrabel organiseront le service ferroviaire le jour de la grève, ligne par ligne, et en communiqueront les modalités aux usagers 24 heures avant celui-ci.

L’opposition sceptique

«Une fausse bonne nouvelle pour les navetteurs», a lancé Marcel Cheron (Ecolo), à l’instar d’autres députés de l’opposition qui redoutent le «chaos» sur les quais et dans les voitures ce jour-là. «C’est tout bonnement impraticable et sans intérêt pour les usagers», a assuré Gwenaëlle Grovonius (PS).

Le ministre conteste

Une opinion contestée par le ministre. «Au contraire: actuellement, le jour de la grève, on ne sait pas quel train va circuler. Des gens se présentent à la gare et ne savent pas s’ils auront un train ou s’il pourront revenir chez eux. Ils n’ont aucune certitude et cela génère une grande frustration», a-t-il fait remarquer.

Le régime mis en place n’est pas un «service minimum», selon le ministre, puisqu’il n’y pas de réquisition. «Nous ne décrétons pas qu’il faut autant de trains. Nous demandons ce qu’il est possible de faire avec le service disponible», a souligné M. Bellot.

Les socialistes et le PTB ont dénoncé une atteinte au droit de grève, notamment par la déclaration individuelle que devra remplir le travailleur 72 heures avant la grève. «On est face à de l’intimidation individuelle. Vous partez du principe qu’il y aura moins de gens qui oseront faire grève. C’est un choix idéologique», a accusé Raoul Hedebouw (PTB).

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