La zone de secours Hainaut-Est déforcée

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La situation inquiète la régionale CGSP, dont l’opposition Ecolo-PTB s’est fait le relais au conseil communal de Charleroi : il manque une soixantaine de pompiers dans la zone de secours Hainaut-Est qui protège le territoire de 22 communes, jusqu’à Chimay.

Conséquence : le service n’est plus assuré dans de bonnes conditions, selon le secrétaire régional Philippe Barbion. « Chaque jour ou presque, il faut rappeler du personnel en repos ou en récupération afin de remplacer des malades, une situation qui risque de s’aggraver avec les départs en pension annoncés. »

De fait. « D’ici 2022, 150 professionnels arriveront en fin de carrière », selon Malika El Bourezgui (Ecolo). Cela sur fond d’augmentation de la charge de travail. Comme l’observe Sofie Merckx (PTB), « le nombre d’interventions en quinze ans est passé de 4.000 à 7.000 sorties pour les hommes du feu, et de 4.000 à 15.000 missions pour les ambulanciers. »

Quelles perspectives pour assurer la sécurité civile ? Bien que la gestion de la nouvelle zone de secours ne soit plus de sa compétence, le bourgmestre Paul Magnette a quand même répondu sur le fond : « Un plan de renouvellement de l’effectif a été adopté. Si le cadre n’est pas rempli, des procédures ont été mises en place pour combler les déficits : renforts de volontaires et professionnalisation de certains d’entre eux, recrutements, appels à mobilité interne. » Selon lui, « une dérogation permet l’écolage des recrues par d’anciens pompiers, ce qui peut raccourcir la durée de la procédure de formation ».

Sur la forme, il a confirmé sa volonté d’améliorer le contrôle de communes et la transparence. « Dans ce cadre, j’ai proposé la création d’un espace de débat et de questions-réponses pour les conseillers des communes membres. Je compte aussi suggérer la rédaction d’un rapport annuel d’activité. »

Situation comparable avec cellede la zone de police

Le secrétaire de la CGSP n’y va pas par quatre chemins : pour lui, « la sécurité de la population et des hommes du feu est en grand danger. S’il faut des pompiers à Chimay, Thuin, Beaumont et Fleurus, cela ne doit pas se faire au péril de la sécurité des 450.000 habitants de la métropole et de sa banlieue », observe Philippe Barbion.

La situation dans la zone de police est assez comparable : « Notre budget s’établir sur un cadre de 975 opérationnels alors qu’ils ne sont plus que 900 en service. Sans compter 28 nouveaux départs dans les prochaines semaines. »

A la police, c’est le système de sélection de personnel et de recrutement qui dysfonctionne. Et cela dure depuis des années, selon le chef de corps.

 
 
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