Rallye d’Espagne, après 10 spéciales: touché mentalement, Neuville attaque encore

C’est peu dire que Thierry Neuville était abattu, samedi midi, à Salou.
C’est peu dire que Thierry Neuville était abattu, samedi midi, à Salou. - photo news

C’est peu dire que Thierry Neuville était moralement abattu, samedi midi, au moment de repasser par le parc de service de Salou. Le matin, après avoir entamé une belle remontée sur l’avant de la course au rallye d’Espagne, le Belge a été retardé par des problèmes hydrauliques et électriques…

Neuville : « Pilotage délicat »

« Quelques centaines de mètres après la deuxième spéciale du matin, j’ai senti que le système hydraulique me lâchait, expliquait le pilote Hyundai, moralement abattu et également affaibli par un rhume. Nico (Gilsoul) et moi nous sommes arrêtés pour voir ce qu’il y avait. On ne savait pas faire grand-chose, mais on a quand même décidé de repartir, quitte à rouler sans différentiel central, ce qui rend le pilotage de la voiture beaucoup plus délicat. »

Gilsoul : « Partis comme des voleurs »

Et c’est là que cette panne au demeurant maîtrisable a pris une ampleur encore plus regrettable : « On ne parvenait plus à démarrer la voiture, puis après de multiples essais, elle a quand même bien voulu miraculeusement reprendre vie, enchaîne Nicolas Gilsoul, le fidèle copilote, plus enclin à regarder cette cascade d’événements négatifs avec philosophie. On a alors démarré comme des truands qui venaient de braquer une banque ! Et dès le premier virage, quand Thierry a freiné, il n’y avait plus que des freins sur l’arrière ! La voiture est partie en tête-à-queue et a tapé un poteau de signalisation et un mur. Nous avons eu beaucoup de chance de repartir, pour finalement ne concéder que 12 secondes à Hanninen sur la dernière spéciale de la matinée. »

Neuville : « La troisième fois cette année »

Mais voilà, arrivés avec 3 minutes de retard au départ de cette troisième difficulté du matin, l’équipage Hyundai a écopé d’une pénalité de 30 secondes, assez pour les reléguer à plus de 50 secondes du solide leader, Kris Meeke (Citroën), et bien sûr à bonne distance de Sébastien Ogier (Ford). « Si je ne trompe pas, cela fait la troisième fois cette saison que la mécanique me lâche alors que je suis en lutte pour la victoire, soupirait le gars de Saint-Vith. Il y avait déjà eu le Mexique et la Sardaigne, et maintenant l’Espagne, ça fait ch… »

Meeke en tête

Les mécanos de Hyundai firent des miracles pendant la demi-heure d’assistance, si bien que Thierry Neuville put aborder l’après-midi avec, malgré tout, l’envie d’encore attaquer. Une envie qui s’est traduite par un meilleur temps dans la première spéciale de l’après-midi. De là à mettre la pression sur les premiers, c’est loin d’être gagné, puisque le classement se dessinait ainsi après 10 spéciales : Meeke (Citroën) menait les débats devant Sordo (à 13,5 sec.), Tanak (à 14,1), Ogier (16,0), Mikkelsen (27,7), Hanninen (28,8) et Neuville (51,9).

Cet après-midi, la même boucle de trois spéciales attendait les concurrents qui, en fin de journée, auront encore à disputer une spéciale « Mickey Mouse » de 2,4 km dans le centre de Salou.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • PHOTONEWS_10852761-034

    Par Thierry Wilmotte

    Rallye

    Ott Tanak, 2e au rallye de Suède: «J’étais dans le cirage après le Monte-Carlo!»

  • Week-end difficile pour Thierry Neuville, en Suède. @News

    Par DOMINIQUE DRICOT

    Rallye

    WRC: Thierry Neuville a du souci à se faire

  • Pas avantagé par sa position.

    Par Dominique Dricot

    Rallye

    Rallye de Suède: Thierry Neuville tente de limiter les dégâts

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. RTS325FA

    Le coronavirus en 15 questions

  2. Ne pas consulter le médecin ou le dentiste peut conduire à un surcoût, pour le patient comme pour le système de soins de santé.

    Un Belge sur 20 ne va pas chez le médecin et se met en danger

  3. Ce lundi, le Roi a reçu Maxime Prévot (CDH), Meyrem Almaci (Groen) puis Bart De Wever (N-VA). © Belga.

    Négociations fédérales: l’option des gouvernements «Canada dry»

La chronique
  • Du triomphe des Verts à l’écologie comme religion

    Top là !… Les écologistes autrichiens n’ont pas longtemps hésité avant de signer un accord de gouvernement avec la droite très conservatrice autrichienne.

    Les « Grünen » allemands s’apprêtent à les imiter.

    Trois semaines plus tard, à Paris, l’extrême gauche écolo-anarchisante d’« Extinction-Rebellion » s’attaquait à des succursales bancaires et dégradait, après les avoir envahis, les locaux de la société financière BlackRock.

    Entre les deux événements, c’est le centrisme macronien qui décidait de se repeindre en vert. En vert cru.

    Il existe également un écologisme d’extrême droite, rappelait opportunément Le Figaro  : l’immigration désignée comme une pollution. La ruralité opposée à la ville corruptrice, retour à la terre. Le refus de la PMA ou de la GPA assimilé à un refus des OGM. Contre l’atteinte à l’intégrité de la nature, contre...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: des acteurs qui tournent en rond dans une pièce sans portes ni fenêtres

    Le catch 22 est une situation paradoxale à laquelle un individu ne peut échapper en raison de règles ou de limitations contradictoires. Le terme a été inventé par Joseph Heller qui l’a utilisé dans son roman « 1961 Catch 22 », se référant à une règle de l’Air Force selon laquelle un pilote qui continue à mener des combats aériens sans demander d’être relevé est considéré comme fou, mais est jugé assez sain d’esprit pour continuer à voler dès lors qu’il fait cette requête. On pourrait aussi parler de solution kafkaïenne où...

    Lire la suite