Demandes d’asile: des expulsions vers le Soudan programmées depuis ce samedi

Des migrants au parc Maximilien de Bruxelles © Sylvain Piraux / Le Soir
Des migrants au parc Maximilien de Bruxelles © Sylvain Piraux / Le Soir

Des expulsions vers le Soudan sont planifiées sur des vols commerciaux depuis ce samedi jusqu’à la fin de la semaine prochaine, à hauteur en moyenne de deux personnes par jour, selon une information de l’avocate de Progress Lawyers Network, Selma Benkhelifa, confirmée samedi par une porte-parole de l’Office des Étrangers. Au total, la délégation soudanaise reçue en septembre a délivré 43 laissez-passer vers Khartoum pour des Soudanais identifiés.

L’Office des Étrangers a annulé deux expulsions vendredi à la suite de l’introduction d’un recours devant le Conseil du Contentieux des Étrangers. L’audience a eu lieu en matinée. La décision sur la suspension est attendue.

A l’audience, «l’avocat de l’Office des Étrangers a uniquement plaidé sur des détails techniques: sur les délais d’introduction des recours, l’irrecevabilité en rapport...», rapporte Selma Benkhelifa. «Sur la question du Soudan, il est resté muet

Deux expulsions volontaires entre fin septembre et début octobre

Deux expulsions volontaires ont été organisées entre fin septembre et début octobre, note la porte-parole de l’Office. Deux nouvelles expulsions étaient prévues ce samedi. «Ils partent sans escorte, donc il n’y a pas de contrainte, ni de force employée s’ils refusent», assure-t-elle. «S’ils demandent l’asile ou s’ils introduisent un recours, c’est leur choix, leur liberté. S’ils ont la moindre crainte pour leur sécurité, ils peuvent demander l’asile en Belgique et leurs demandes seront traitées. S’ils ne le font pas, on part du principe qu’ils n’ont pas peur pour leurs vies. Mais il est vrai qu’étant donné qu’ils sont en centres fermés, qu’ils ont été identifiés et qu’on a obtenu des laissez-passer, notre objectif est de les rapatrier, non de les maintenir éternellement dans des centres fermés

Selma Benkhelifa pointe la responsabilité de l’Office des Étrangers devant le génocide en cours au Soudan. «En fait, on est dans une situation où: vous avez un avocat, c’est tant mieux et si vous n’en avez pas, c’est tant pis. Ce n’est pas correct. Tous ceux qui n’ont pas d’avocat vont être expulsés durant la semaine qui vient

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pour Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, le coronavirus met «
en péril
» la reprise de l’économie mondiale.

    Coronavirus: l’inquiétude gagne les places boursières

  2. belgaimage-160176691-full

    Bouchez sur la taxe congestion: «Le PS est coincé entre Ecolo et la soi-disant défense des classes populaires»

  3. «
L’objectif de ce qu’on fait, c’est de faire les choses différemment et mieux
», se défend Boris Johnson.

    Brexit: Boris Johnson ressort la menace d’une sortie sans accord

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite