Chambres avec vue sur la vallée de la Semois

Les Balcons de la Semois offrent une belle vue sur le village de Frahan. Un endroit de rêve pour les amoureux de la nature. © D.R.
Les Balcons de la Semois offrent une belle vue sur le village de Frahan. Un endroit de rêve pour les amoureux de la nature. © D.R. - D.R.

En arrivant à Rochehaut-sur-Semois, localité de la vallée de la Semois, on coupe l’autoradio pour se laisser envahir par la quiétude des lieux. Tout ici semble tourner au ralenti même si l’on aperçoit, çà et là, des touristes se presser sur la place du village.

En ce mois de septembre, le temps n’est pas de la partie. Il pleut à verse et au loin, la brume empêche le coup d’œil dont on sent qu’il doit valoir le détour. Du coup, le bar de l’Auberge de la Ferme retient ses hôtes au coin du feu. Hôtel-restaurant qui fait la fierté des lieux, celui-ci porte la signature de ses deux patrons : Michel et Patricia Boreux.

En exagérant à peine, on dira que Rochehaut-sur-Semois leur appartient. Et même si ce n’est pas tout à fait vrai, le couple y possède deux restaurants (un gastro et une brasserie), un hôtel réparti en 9 bâtiments dans tout le village, un parc animalier de 40 hectares, 9 gîtes de vacances, des salles de séminaires et un agri-musée scénarisé.

Originaires du coin, Michel Boreux et son épouse font vivre ce bel ensemble depuis 20 ans. On allait oublier : le couple possède également les « Balcons de la Semois », un complexe immobilier ultra-contemporain et basse énergie de 15 appartements de 2 et 3 chambres répartis en 4 blocs qui surplombent le petit village de Frahan situé dans la vallée.

La vue est de celle qui vous laisse sans voix. Sous le soleil, elle doit être tout simplement magnifique. « Nos acheteurs viennent passer le week-end au calme, intervient Michel Boreux. Nous avons beaucoup de Flamands de la côte qui recherchent la verdure, mais aussi des chasseurs et des adeptes de la pêche. Les golfeurs aussi, puisque le golf de Sedan n’est qu’à une demi-heure. »

Construits en 2015, les Balcons de la Semois se sont très bien vendus puisqu’il ne reste que deux appartements à vendre de 145 m2 et 3 chambres chacun, avec des terrasses de 54 m2. Leur prix : 650.000 et 660.000 euros, hors TVA mais finitions et mobilier inclus. Et si vous voulez un garage, vous rajouterez 15.000 euros. La commercialisation a été confiée à Immo KS, une agence basée à Vencimont.

Même s’il fait la part belle à la pierre, l’endroit affiche un côté résolument moderne qui tranche avec les autres bâtiments du village. « Les Balcons de la Semois constituent un pur investissement immobilier, explique Michel Boreux. C’est un projet qui a mis du temps à voir le jour car le site est classé. Au final, le projet s’intègre au décor, il ne défigure pas du tout la vallée. »

Entièrement sécurisés, les quatre blocs d’appartements bénéficient de terrasses orientées sud. Des formules hôtelières sont proposées aux résidents et aux locataires puisque certains appartements sont mis en location. « Gardiennage, nettoyage, service traiteur, remise des clés : on s’occupe de tout à la demande du client, expose Patricia. Le coin est réputé pour ses balades en forêt, mais aussi pour sa gastronomie. »

La cuisine, Michel et Patricia connaissent. Le premier est d’ailleurs cuisinier à la base. Tous les soirs, il est à la manœuvre de ses restaurants pour proposer une cuisine du terroir, « riche et vraie », qui émane des vaches, porcs et moutons élevés sur les terres de la Ferme. « Nous ne sommes pas promoteurs immobiliers, ou alors très occasionnellement, sourit-il. La restauration et l’hôtellerie sont des métiers sans fin. On travaille tous les jours depuis très tôt le matin jusqu’à très tard le soir. A part quelques jours par-ci par-là où l’on s’échappe pour aller voir les enfants à l’étranger, Patricia et moi ne prenons pas de vacances. Mais on aime ça… »

Des projets à la pelle

Jadis occupé par l’activité du tabac de la Semois, le village de Rochehaut doit beaucoup à Michel Boreux. Il l’a reconverti en activité économique récurrente et a, comme il le dit lui-même, ramené de la jeunesse dans le village puisque beaucoup de son personnel (50 personnes au total) se sont installés dans le coin.

C’est le cas de Loris Collot, le directeur marketing de l’Auberge de la Ferme. Montois d’origine, il a travaillé un temps chez Nike. « J’ai adoré même si c’est le genre de métier qu’on exerce pendant quelques années, pas plus, car la pression est incessante, raconte-t-il. Lorsque j’ai débarqué à Rochehaut, je ne vous cache pas que le choc fut brutal. Puis, ma femme m’a rejoint et nous nous sommes adaptés à un style de vie qui a beaucoup de côtés très agréables. »

Promouvoir les multiples activités qui gravitent autour de l’Auberge de la Ferme lui procure pas mal de boulot, d’autant qu’à l’exception des mois de janvier et mars, l’hôtel ne désemplit pas. Et il faut également attirer les sociétés pour l’organisation de séminaires ou veiller au renouvellement des activités ludiques proposées sous la forme de packages.

Mais la tâche sans doute la plus ardue pour Loris Collot est de suivre son patron. Car Michel Boreux ne s’arrête jamais. Il fourmille d’idées et vient de racheter, sous la forme d’un échange avec un autre bâtiment qu’il possédait dans le village, la mairie qui était à l’abandon et qui est située juste à côté de l’hôtel-restaurant. « J’aimerais la transformer en locaux communs avec un coin lecture, un fumoir et un endroit pour donner des cours de cuisine, glisse-t-il avant de s’en aller régler un problème avec un client. Je souhaiterais aussi créer un parking souterrain pour l’hôtel. Ma femme aimerait également refaire la réception… »

A Rochehaut-sur-Semois, le temps ne s’est pas arrêté pour tout le monde…

 
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