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François Fornieri enlève son chapiteau

Plusieurs infractions ont été constatées devant l’hôtel Bocholtz. L’homme d’affaires liégeois a accepté des mesures de réparation. Il va devoir introduire une demande de permis pour la sculpture.

Temps de lecture: 2 min

Epris du « Natural Chaos » – une sculpture d’Arne Quinze –, François Fornieri l’a installée en 2016, à côté de l’hôtel Bocholtz, dans un élan quelque peu anarchique, sans considération pour les procédures. En effet, le propriétaire du Bocholtz a utilisé l’espace public sans introduire de demande de permis. Une infraction qui n’était pas isolée : le chapiteau permanent posé devant le bâtiment classé a lui aussi été construit sans permis de même que l’enseigne « Bocholtz Maison internationale de Liège ».

À l’époque, le conseiller Vega François Schreuer s’est ému de la situation de non-droit lors d’un conseil communal. Des procès-verbaux ont alors été dressés par André Delecour, le fonctionnaire-délégué de la Région wallonne mais le Parquet a décidé de ne pas poursuivre François Fornieri. L’action publique a perduré, ce qui a figé la situation.

Un accord vient d’être trouvé entre les divers intervenants, dont la Ville de Liège. Pour que l’action publique soit éteinte, François Fornieri, le propriétaire du Bocholtz, a accepté la proposition du fonctionnaire délégué et du Collège. Primo, en guise de réparation, l’homme d’affaires liégeois s’engage à démonter le chapiteau d’ici le 1er novembre. Deuzio, la sculpture peut rester sur l’espace public mais celui-ci doit être déprivatisé avec l’enlèvement des grilles. Tertio, l’homme d’affaires a accepté une transaction – une amende – concernant le placement illégal de l’enseigne.

Une fois l’action publique éteinte, le propriétaire du Bocholtz pourra alors régulariser la situation de l’enseigne et de la sculpture par le dépôt d’une demande de permis. Pour le chapiteau, c’est une autre affaire : s’il veut installer une structure d’accueil permanente, il va devoir requérir l’avis de la Commission des Monuments et sites dans l’élaboration de son projet, soumis également à une demande de permis. « Je respecterai les règles en retirant les tonnelles (NDLR : le chapiteau), déclare François Fornieri. C ’est dommage : nous n’ allons plus pouvoir organiser de grandes réceptions sans abîmer l’intérieur du bâtiment, poursuit l’homme d’affaires. Par la suite, j’espère trouver un compromis avec les autorités pour installer une structure d’accueil devant le bâtiment classé sinon je le revendrai. »

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