Pascal Smet: «Je dérange à Bruxelles et je sais pourquoi…»

Après près d’une semaine de fermeture, le viaduc Herrmann-Debroux a rouvert ce jeudi matin. Si le chaos attendu n’a pas eu lieu aux portes de la capitale, il n’en reste pas moins que cet événement s’ajoute à une liste sans fin d’avaries au niveau des infrastructures d’une ville déjà à bout de souffle à cause des problèmes de congestion. Controversé pour son action, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet revient dans un entretien au Vif sur la fermeture inopinée du viaduc et tacle ses détracteurs.

« Je dérange et je sais pourquoi »

Il estime tout d’abord payer les erreurs du passé : « durant la période 2009-2014, où je n’étais pas au gouvernement, il n’y a eu aucun suivi », dénonce-t-il notamment. Il assure que s’il avait eu le sentiment de ne pas avoir pris ses responsabilités sur le dossier, il aurait démissionné. Face aux accusations de Vincent De Wolf qui le considère « incompétent », il estime que l’incident d’Herrmann-Debroux a été utilisé pour l’attaquer : « Je dérange et je sais pourquoi : j’opère un changement de paradigme à Bruxelles, je veux que ce ne soit plus une ville pour des voitures, mais pour les gens. Une partie du MR y est allergique. Ils veulent continuer à rouler avec leur bagnole de luxe à n’importe quelle vitesse. Je suis leur ennemi. »

« Tout est lent et compliqué »

Pascal Smet note également la complexité institutionnelle de la Région bruxelloise : « Il faut toujours négocier avec dix-neuf communes, dont certaines renâclent ou changent d’avis chaque semaine (…) Tout est lent et compliqué parce qu’il faut négocier tout le temps ! »

Le ministre pointe des solutions et des pistes de travail : « Le covoiturage. (…) On me reproche parfois qu’il n’y a pas assez d’alternatives, des pistes cyclables, des lignes de tram ou de métro – mais c’est précisément ce qu’on est en train de faire… Même ça, c’est compliqué. »

À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. A la présidence, Olivier Chastel a accepté le jeu de rôles avec son ami Charles. «
Je ne me suis jamais dit que j’étais le maître absolu du MR.
»

    Chastel, le politique qui ne voulait être ni ministre ni président

  2. Environ 80 tombes du cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace ont été découvertes profanées mardi.

    Antisémitisme en France: «Les rassemblements, c’est bien mais est-ce que ce sera utile? Non»

  3. PEOPLE-LAGERFELD_

    Décès de Lagerfeld: la quête du Saint Karl a pris fin

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 19: et si nos animaux aussi se mettaient au défi?

    Par Louise Tessier

    Sous-produits d’animaux, additifs, sucres… Si notre alimentation est parfois remplie de produits douteux, les croquettes pour chiens et chats achetées dans les grandes surfaces cachent aussi de belles surprises. Selon une étude du vétérinaire belge Gérard Lippert, les chiens qui ne mangent que des aliments industriels vivent en moyenne trois ans de moins que les autres. Ah oui, quand même.

    Si je n’ai actuellement pas d’animaux à la maison, je me suis dis que le sujet valait tout de même le coup d’être abordé pour le million de ménages belges qui, eux, ont une boule de poils. En Belgique, la population estimée de chats est de 2,2 millions, et le nombre de chiens approche les 1,5 million selon les chiffres de 2013 ! Un sacré business pour l’industrie de la pet food.

    Face aux croquettes pleines d’ingrédients mystérieux, une nouvelle mode d’alimentation naturelle appelée BARF a fait surface. Par...

    Lire la suite

  • Charles Michel assume Charles Michel

    Personne ne pourra dire que Charles Michel s’est débiné, qu’il a laissé à d’autres le soin de porter le bilan de ce gouvernement si particulier et si controversé dans le camp francophone.

    Son parti ne devra pas assumer pour lui cette participation totalement minoritaire au fédéral. Ni d’avoir été le compagnon de route fidèle et enthousiaste (encore aujourd’hui) de la N-VA. C’est lui, Charles Michel, Premier ministre et président de parti, qui fera le « job ». L’opposition rêve de le mettre...

    Lire la suite