Covoiturage: opération pilote

© Le Soir/Sylvain Piraux
© Le Soir/Sylvain Piraux

Que faire pour désengorger les grands axes étouffés aux heures de pointe, jour après jour ? On a ainsi envisagé que la bande d’arrêt d’urgence puisse être utilisée par des bus. Par ailleurs, depuis des années, des élus, dont le député Dimitri Fourny, plaident pour aménager une bande spécifique de covoiturage, notamment via le projet Reco (Réseau express de covoiturage) présenté fin 2013 par le Cepess, le Centre d’études du CDH. L’objectif est de générer des effets positifs sur la mobilité, la qualité de vie des navetteurs et l’activité économique.

Ce projet sera opérationnel en grandeur nature fin 2018. En effet, Carlo Di Antonio, ministre des Travaux publics, de la Mobilité et de la Sécurité routière, a obtenu un accord pour la création d’une bande de covoiturage sur l’E411, d’Arlon vers le Grand-Duché. Voici une semaine, il a rencontré son homologue grand-ducal, François Bausch. Ils se sont accordés sur la mise en place de cette bande qui commencera en Wallonie et se prolongera au Luxembourg pour éviter tout goulot d’étranglement à la frontière. Cette réunion s’est inscrite dans le cadre des groupes de travail politique et technique mis en place entre eux depuis quelques mois.

Concrètement, au niveau de la Wallonie, il s’agira de réaliser quelques travaux d’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence entre Arlon et la frontière sur environ 10 km. Ce chantier sera mené dans le cadre de la réhabilitation de l’E411 prévue par la Sofico et le Service public de Wallonie. Les études sont menées actuellement et les travaux seront lancés en 2018 en fonction des conditions météorologiques.

« Dans un premier temps, explique Dimitri Fourny, cette bande sera réservée aux véhicules ayant au minimum 4 personnes à bord. Des caméras intelligentes équipées d’un détecteur thermique seront installées pour contrôler l’utilisation de cette bande. Il s’agit d’une réponse adaptée, fondée sur le partage, la création de liens ainsi que le sens de la responsabilité de chacun, qui permettra de répondre au défi de la congestion à l’approche de la frontière pour tous les frontaliers. »

 
 
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