Catherine Fonck (CDH): «L’objectif n’est absolument pas de remettre en question Benoît Lutgen» (vidéo)

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Dans l’opposition au niveau fédéral, Catherine Fonck attaque la N-VA de front «  Je constate que le CD&V est régulièrement mal à l’aise dans ce gouvernement fédéral où l’équité fait défaut   ». Pour autant, le CDH pourrait-il entrer dans ce gouvernement fédéral de centre droit et prêter main forte au CD&V ? «  2019, c’est très long   », répond la cheffe de groupe humaniste. «   Quand je vois la réalité aujourd’hui, il y a beaucoup de dossiers sur lesquels la N-VA a des positions sur lesquelles on ne peut absolument pas partager un projet commun, notamment leur stratégie en permanence de toujours pointer des personnes comme des ennemis responsables de tous les maux, Wallons ou étrangers  ».

Carton rouge à la N-VA

Et encore : «  Quand je vois aussi ce que des humanistes du MR doivent avaler par rapport à des positions exprimées au sein du gouvernement fédéral, il y a des valeurs que nous ne partageons absolument pas. La N-VA n’a qu’un objectif  : détruire la Belgique. Carton rouge à la manière dont la N-VA se comporte et prend certains types de conclusion  », affirme la députée fédérale CDH sur ce point. «  Aujourd’hui, il n’y a pas de comptabilité sur les dossiers évoqués  ».

Numerus clausus

Médecin spécialisée en néphrologie avant de se lancer en politique, Catherine Fonck reconnaît une «  responsabilité politique collective écrasante depuis 20 ans  » dans le dossier du numerus clausus en médecine/dentisterie.

Elle dénonce en particulier l’octroi d’un nombre de numéros INAMI à «  un paquet de médecins et de dentistes étrangers qui ne sont pas contingentés, au nom de la libre circulation des personnes et des diplômes. 40 pourcents de médecins francophones non Belges, Européens, en 2015  », précise-t-elle. «  Il y a même des filières qui organisent le flux et le recrutement  ». Et de réclamer : «  Il faut contingenter tout le monde, aussi les Européens, et pas seulement les jeunes Belges !  »

Le malaise au CDH

Enfin, à propos du malaise à l’intérieur du CDH suite à la rupture avec le PS, Catherine Fonck reconnaît que les interrogations présentes aujourd’hui parmi les mandataires et les sympathisants du CDH sont légitimes. «  Il me semble qu’il faut sortir des carcans politiques et particratiques   » dit la députée fédérale. «  En interne, il faut ouvrir des débats plus larges que dans un cercle décisionnel trop restreint   ».

Rébellion ou pas contre Benoît Lutgen ? «  Non, l’objectif n’est absolument pas de remettre en question le président. Il a été élu selon un processus démocratique. Je n’ai pas été associée à la décision du 19 juin. C’est celle du président avec ses ministres. Mais par rapport à cela, je crois qu’il fallait un changement   », répond Catherine Fonck avant de conclure sur un plan plus personnel : «  Je reste passionnée par la chose publique. Évidemment, parfois je me pose des questions car, aujourd’hui, la manière dont la politique se fait pose question. Mais chaque chose en son temps. Aujourd’hui, je suis pleinement investie et je compte évidemment poursuivre en ce sens  ».

 
 
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